La police critiquée pour avoir identifié des manifestants ultra-orthodoxes en inscrivant un numéro sur leurs bras
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La police critiquée pour avoir identifié des manifestants ultra-orthodoxes en inscrivant un numéro sur leurs bras

Les critiques affirment que la police a agi comme les nazis ; la police explique que les personnes arrêtées avaient refusé de s’identifier

Affrontements entre policiers et Juifs ultra-orthodoxes pendant une manifestation contre le service militaire, à Jérusalem, le 17 septembre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Affrontements entre policiers et Juifs ultra-orthodoxes pendant une manifestation contre le service militaire, à Jérusalem, le 17 septembre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La police, en arrêtant la semaine dernière des manifestants ultra-orthodoxes, a inscrit un numéro sur leurs bras, une action critiquée pour son insensibilité et rappelant les nazis.

Jeudi, la police a arrêté 120 manifestants ultra-orthodoxes dans plusieurs rassemblements organisés dans le pays.

Plusieurs milliers de radicaux sont descendus dans la rue pour des manifestations qui ont perturbé la circulation à Jérusalem. Ceux qui ont refusé de s’identifier ont été marqués avec un numéro sur les mains, a annoncé dimanche la Dixième chaîne.

Le journal ultra-orthodoxe radical Hapeles, porte-parole de la faction à l’origine des manifestations, a fustigé cette action, décrite dans son titre comme ayant des connotations nazies. « L’Etat d’Israël agit comme un régime tyrannique antisémite », a écrit le journal.

En réponse, la police a déclaré que, selon la loi, ceux qui sont arrêtés doivent s’identifier. Refuser de le faire est un crime.

« La plupart d’entre eux ont refusé de s’identifier, a dit un porte-parole à la Dixième chaîne. La procédure pénale exige l’identification des auteurs du délit afin d’établir un cadre de preuves et les identifier. »

La police a indiqué avoir été forcée d’attribuer un numéro aux détenus pour pouvoir les identifier. Les suspects ont égaiement été identifiés devant le tribunal par ces numéros.

Dans plusieurs camps de concentration, les nazis avaient identifié les détenus en tatouant un numéro sur leurs bras.

Un survivant de la Shoah montre son bras tatoué par les nazis. Illustration. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Un survivant de la Shoah montre son bras tatoué par les nazis. Illustration. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
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