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La vie juive de la photographe Meryl Meisler, au festival Portrait(s) à Vichy

L’artiste plonge avec impertinence et humour les visiteurs dans une ville et une époque fascinantes, le New York des années 1970 et 1980

Un homme en train de danser pendant un mariage à Rockville Centre, New York, en 1976). (Crédit : Meryl Meisler / merylmeisler.com)
Un homme en train de danser pendant un mariage à Rockville Centre, New York, en 1976). (Crédit : Meryl Meisler / merylmeisler.com)

La photographe juive américaine Meryl Meisler expose actuellement au festival Portrait(s), rendez-vous photographique de la Ville de Vichy, jusqu’au 4 septembre.

Dans cette exposition organisée au Palais des Congrès, l’artiste plonge avec impertinence et humour les visiteurs dans une ville et une époque fascinantes, le New York des années 1970 et 1980, où tout semblait en effervescence.

Ses clichés célèbrent tout à la fois la vie juive de la famille de Meryl Meisler, les soirées disco, les bars punks et les clubs de strip-tease, ainsi que la banlieue de Long Island ou la vie d’un collège dans un des quartiers les plus dangereux de Brooklyn.

Nouvel An, bar-mitzvah, mariages, moments entre proches… La vie de cette famille unie et heureuse est abordée sous différents aspects, montrant une certaine forme de liberté et d’insouciance.

Meisler a grandi à Long Island, New York, et est allée à l’université du Wisconsin dans le Midwest. Elle a déménagé à nouveau à New York en 1975.

Après avoir fondé à Long Island la synagogue de Beth-El, près de leur ferme, les parents de la photographe ont créé le « Mystery Club ». Ce « club mystère » était composé d’une quinzaine de couples d’amis, vivant tous à Long Island et tous Juifs.

Alors qu’ils se réunissaient une fois par mois, et ce pendant des décennies – jusqu’à la retraite et le départ de la plupart d’entre eux en Floride –, Meryl Meisler était là avec son appareil photo. Les rencontres pouvaient aussi bien avoir lieu dans un centre commercial qu’un cimetière, avant l’organisation de différentes activités, rapporte Le Monde : visite d’une maison « hantée », d’une plage nudiste, d’un sauna gay (pour assister à un spectacle de cabaret), d’un restaurant chinois pour des cours de cuisine, d’un studio de musique pour enregistrer un disque…

« Mes frères et moi étions fascinés par le récit des soirées de nos parents », a expliqué la photographe au journal. « Quand j’ai commencé à travailler, j’ai tout de suite su que je ne voulais pas photographier simplement ma famille, mais tous les groupes qui s’amusaient, comme dans le Mystery Club de mes parents. »

Elle a publié ses photos dans le recueil Purgatory & Paradise : Sassy’70s. Suburbia & the City (Bizarre Publishing, 2015).

La 10e édition du festival Portrait(s) propose cette année treize expositions. La programmation complète est à retrouver sur le site de la ville. L’entrée au Palais des Congrès est de 4€.

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