L’armée dément avoir “fait du chantage” à la défense d’Azaria
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L’armée dément avoir “fait du chantage” à la défense d’Azaria

L'avocat du soldat affirme que ses trois autres collègues ont démissionné car l'armée a menacé de faire elle aussi appel de la condamnation

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les avocats de la défense d'Elor Azaria, Ilan Katz, au centre, et Eyal Besserglick, à droite, s'adressent à la presse devant le tribunal de Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Les avocats de la défense d'Elor Azaria, Ilan Katz, au centre, et Eyal Besserglick, à droite, s'adressent à la presse devant le tribunal de Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

L’armée israélienne a démenti mercredi une affirmation de l’avocat d’Elor Azaria, un soldat condamné pour homicide, selon qui les procureurs militaires avaient « fait chanter » les autres avocats de l’équipe de la défense pour qu’ils démissionnent.

Mercredi, trois des quatre avocats de la défense d’Azaria ont démissionné après un appel déposé au nom du soldat, qui a été condamné à 18 mois de prison le mois dernier pour avoir tué un terroriste palestinien déjà neutralisé.

Yoram Sheftel, le seul avocat à ne pas avoir démissionné, a accusé l’armée d’avoir « fait chanter » ses collègues. Leur décision de démissionner a été causée par « une réunion qu’ils ont eue avec le procureur général de l’armée dimanche », a déclaré Sheftel pendant une conférence de presse.

« On leur a dit […] si vous faites appel, alors le procureur militaire fera appel », a-t-il déclaré.

Elor Azaria, jugé coupable d'homicide après avoir tué un terroriste palestinien neutralisé, avec sa mère devant le tribunal militaire de Tel Aviv, le 21 février 2017. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Elor Azaria, jugé coupable d’homicide après avoir tué un terroriste palestinien neutralisé, avec sa mère devant le tribunal militaire de Tel Aviv, le 21 février 2017. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

Dans ce cas, l’accusation pourrait affirmer dans son appel que la peine de 18 mois pour homicide est insuffisante et demander une peine plus sévère. Pendant son réquisitoire, le procureur, le lieutenant colonel Nadav Weissman, avait demandé une peine de trois à cinq ans de prison.

« Cela frôle […] le chantage », a affirmé Sheftel.

Dans un communiqué, l’armée a indiqué qu’elle « rejetait totalement » l’accusation de Sheftel, mais n’a pas démenti la possibilité que les procureurs militaires fassent appel.

« Le procureur général militaire continuera à travailler. La décision de faire ou non appel n’a pas encore été prise, mais le sera dans les prochains jours », a indiqué l’armée.

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