Le jour suivant la fusillade mortelle à Tel Aviv
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Le jour suivant la fusillade mortelle à Tel Aviv

Des habitants allument des bougies devant le bar Simta, où deux personnes ont été tuées, alors que les fêtards habituels du week-end se font plus discrets

Des Israéliens allument des bougies au bar Simta sur la rue Dizengoff, dans le centre de Tel Aviv, le 2 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Des Israéliens allument des bougies au bar Simta sur la rue Dizengoff, dans le centre de Tel Aviv, le 2 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Tel Aviv, célèbre pour sa vie urbaine exubérante et ses fêtes ininterrompues, semble éteinte samedi, alors qu’elle se relève d’une fusillade fatale dans un bar de la très animée rue Dizengoff, en plein cœur de la ville.

Le centre Sarona, récemment rénové, était notablement silencieux samedi matin, avec beaucoup moins de visiteurs que les week-ends précédents, et les cafés de Tel Aviv – largement connue comme « la ville qui ne s’arrête jamais » – étaient loin d’être pleins.

Les habitants ont allumé dans la matinée des bougies devant le bar Simta, où un tireur arabe israélien a tué deux personnes et en a blessé sept autres vendredi après-midi, quand les habitants de Tel Aviv se rassemblent traditionnellement dans les bars et les cafés pour marquer le début du week-end.

La plupart des pubs et des restaurants de Dizengoff était fermés suite à l’attaque, alors que ceux qui étaient restés ouverts étaient inhabituellement vides.

Samedi midi, le tireur n’avait toujours pas été attrapé, et une chasse à l’homme massive est toujours en cours à Tel Aviv pour le retrouver. Les fonctionnaires de la police et du Shin Bet ratissaient la ville, cherchant dans les entrepôts et les sites de construction, pensant qu’il était toujours dans le voisinage.

Des douzaines de résidents de la ville, laïcs et religieux, ont rendu hommage vendredi soir aux victimes de la fusillade. Ils se tenaient près des vitrines brisées du bar où le gérant de 26 ans, Alon Bakal, et son patron Shimon Ruimi, 30 ans, sont morts sous les balles quand le tireur est sorti calmement du magasin bio mitoyen et a ouvert le feu avec une arme semi-automatique.

« C’est incroyable comment c’est arrivé, et ici », a déclaré une passante, Ayelet, alors qu’elle se tenait devant le bar fermé. Non loin, un groupe de jeunes hommes avec des kippas récitait des prières.

L’atmosphère silencieuse s’est étendue dans toute la ville vendredi soir, aussi loin que dans les rues Rotschild et Allenby, qui sont normalement remplies de fêtards, mais où les queues habituelles devant les bars et les boites de nuit étaient remarquablement absentes.

« L’attaque a eu un impact, moins de monde est sorti ce soir – vous voyez, il n’y a pas la queue », a déclaré un patron d’un pub à moitié vide du quartier à la mode de Florentine, juste au sud de la rue Allenby.

Néanmoins, certains bravaient l’ambiance mortuaire.

« Nous continuons à vivre », ont déclaré à Maariv Daniel et Alex, qui sont venus à Tel Aviv depuis Ashdod. « Il y a des attaques constamment à Jérusalem, et à Ashdod nous avons eu beaucoup de codes rouges [sirènes d’alarmes pour les attaques aériennes] pendant Bordure protectrice. Nous sommes venus pour commencer l’année à Tel Aviv. »

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