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Le ministère de la Santé soutient les vaccins COVID à partir de l’âge de 6 mois

Le comité d'experts suggère de recommander le vaccin pour les enfants à haut risque tout en permettant l'accès à tous ; ces recommandations doivent être approuvées par Nachman Ash

Ellen Fraint tient sa fille, Jojo, âgée de sept mois, alors qu'elle reçoit la première dose du vaccin Moderna COVID-19 au Montefiore Medical Group à New York, le 21 juin 2022. (Crédit: AP Photo/Ted Shaffrey)
Ellen Fraint tient sa fille, Jojo, âgée de sept mois, alors qu'elle reçoit la première dose du vaccin Moderna COVID-19 au Montefiore Medical Group à New York, le 21 juin 2022. (Crédit: AP Photo/Ted Shaffrey)

Le comité consultatif du ministère de la Santé sur les maladies infectieuses a voté à l’unanimité jeudi pour recommander l’approbation du vaccin COVID-19 pour les enfants âgés de six mois à cinq ans.

La décision va maintenant être transmise au directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, pour approbation finale avant que les vaccins puissent être administrés à cette tranche d’âge.

Le ministère de la Santé a toutefois noté que les membres du groupe d’experts n’étaient pas d’accord sur la question de savoir si le vaccin devait être recommandé ou simplement autorisé pour les jeunes enfants, et s’il fallait vacciner ceux qui avaient déjà guéri du COVID par le passé.

Dans un effort de transparence totale sur ce sujet sensible, le ministère a fourni la répartition des recommandations des membres du panel.

Selon le ministère, 58 % ont voté pour recommander la vaccination des enfants à haut risque et l’autoriser pour les enfants sans facteurs de risque, tandis que 13 % ont voté pour recommander la vaccination de tous les enfants, 13 % ont simplement voté pour autoriser la vaccination de tous les enfants de plus de six mois, et 16 % ont suggéré de limiter la vaccination aux jeunes enfants à haut risque.

Par ailleurs, 87 % des membres du panel ont déclaré qu’il ne devrait y avoir aucune différence dans les recommandations pour ceux qui ont déjà été testés positifs au COVID, tandis que 13 % ont déclaré que les enfants qui ont déjà contracté le virus ne devraient pas être vaccinés.

Une jeune fille reçoit une dose du vaccin COVID-19 à Jérusalem, le 30 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Au début du mois, les autorités sanitaires américaines ont autorisé les vaccins Pfizer et Moderna COVID-19 pour les enfants âgés de cinq ans et moins ; les vaccinations ont déjà commencé dans tout le pays.

La dose du vaccin Pfizer-BioNTech pour les enfants – le vaccin largement utilisé en Israël – représente un dixième de la dose pour adultes, et trois injections seront nécessaires. Les deux premières sont administrées à trois semaines d’intervalle, et la troisième au moins deux mois plus tard.

L’intérêt pour les vaccins COVID destinés aux bébés et aux jeunes enfants devrait être assez faible en Israël. Jeudi, moins de 18 % des enfants âgés de 5 à 11 ans avaient reçu les deux doses du vaccin COVID, tandis que 25 % en avaient reçu au moins une. Parmi les Israéliens âgés de 12 à 15 ans, cependant, près de 55 % avaient reçu deux doses, et près de 15 % avaient reçu une troisième dose du vaccin.

Israël a approuvé les vaccins pour les enfants de 5 à 11 ans en novembre. Au début du mois, il a recommandé que les enfants de cette tranche d’âge reçoivent une dose de rappel du vaccin, mais jusqu’à présent, seul 0,1 % des personnes éligibles ont suivi cette recommandation.

Une étude israélienne publiée jeudi a montré que les vaccins COVID réduisaient de moitié le risque d’infection par le COVID chez les enfants âgés de 5 à 11 ans pendant la vague hivernale de la maladie en Israël.

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