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Moitié moins d’infections chez les enfants en hiver grâce aux vaccins anti-COVID

Réalisée auprès de 100 000 enfants au plus fort de la vague hivernale, l'étude montre 51 % d’efficacité contre l’infection et 48 % contre l’infection symptomatique

Un enfant est vacciné contre la COVID-19, à Jérusalem, le 30 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Un enfant est vacciné contre la COVID-19, à Jérusalem, le 30 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

La plus grande étude au monde sur la vaccination contre la COVID et les enfants révèle qu’elle diminue de moitié le risque d’infection pendant l’hiver en Israël.

Les auteurs qualifient ce résultat de protection « modérée », loin du niveau très élevé de protection initialement fourni par les vaccins, mais bien mieux que certaines estimations antérieures suggérant que les vaccins n’apportaient aux enfants qu’une protection de 12 % contre l’infection par de nouvelles souches.

L’étude récemment évaluée par des pairs, menée par la Clalit, l’une des quatre caisses de santé d’Israël, a comparé les dossiers COVID de 94 728 enfants vaccinés par Pfizer et du même nombre d’enfants non vaccinés, avec des profils d’âge et de santé comparables.

Les enfants sujets de l’étude, menée au plus fort de la vague hivernale israélienne, étaient âgés de 5 à 11 ans.

Les chercheurs ont constaté que, dans les deux semaines suivant l’administration de la deuxième dose chez les enfants, ces derniers bénéficiaient d’une protection de 51 % contre l’infection. La protection contre l’infection symptomatique était, elle, de 48 %.

« Je pense que 48 % et 51 % représentent des taux de protection encore assez élevés », a déclaré le professeur Ben Reis, l’un des auteurs de l’étude, au Times of Israel. « Certes, nous sommes habitués à voir des niveaux de protection de l’ordre de 90 % [lorsque les vaccins sont sortis initialement], mais une protection contre la moitié des infections et maladies demeure très avantageuse. »

Reis, chercheur principal au Clalit Research Institute et à la Harvard Medical School, a déclaré que l’étude, qui vient d’être publiée dans le New England Journal of Medicine, aura un écho mondial. « Les résultats de cette étude de grande ampleur sur l’efficacité réelle des vaccins pédiatriques de Pfizer viennent alimenter la base de données probantes pour les parents, afin de leur permettre de prendre des décisions éclairées sur la vaccination de leurs enfants », a-t-il noté.

Un enfant israélien subit un test de dépistage du coronavirus (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Il a souligné qu’au moment de l’étude, l’efficacité du vaccin chez les adultes était déjà passée de plus de 90 %, au début de la pandémie, à 65,5 % face au variant Omicron, qui défie l’immunité acquise.

Reis a déclaré que l’étude permettait de conclure que les enfants semblaient un peu moins protégés par les vaccins que les adultes, pour des raisons qui ne sont pas encore claires. Pfizer devrait bientôt commercialiser des vaccins plus efficaces contre les variants, et Reis s’attend à ce que leur efficacité soit meilleure pour les adultes comme pour les enfants.

« Le plus gros problème ne semble pas être lié aux vaccins ou aux enfants, mais bien aux variants en constante évolution, difficiles à gérer pour les enfants comme pour les adultes », a-t-il ajouté.

« Nous avons ‘bénéficié’ de niveaux d’efficacité très élevés au début de la pandémie, avec des chiffres de l’ordre de 90 % et plus. Nous utilisons le même vaccin depuis, alors qu’il existe maintenant des variants. Donc, bien que ces chiffres semblent bas, pris dans leur contexte, ce n’est pas nécessairement le cas », a souligné Reis.

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