Le Mossad aurait rejoint l’enquête sur les influences étrangères présumées
Selon certaines informations, les arrestations des militants du Raam pour corruption présumée d’électeurs auraient suivi une plainte que le chef de cabinet du Premier ministre aurait transmise directement au chef de la police
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Le Mossad s’est joint à l’enquête ouverte par les services de sécurité du Shin Bet sur des influences étrangères présumées lors des élections nationales qui ont eu lieu cette semaine, ont rapporté vendredi les médias israéliens.
Selon ces informations non sourcées, l’agence de renseignement collaborerait avec le Shin Bet pour enquêter sur des ingérences étrangères présumées en provenance non seulement du Qatar, mais aussi d’autres pays, le site d’information Ynet citant notamment la Turquie.
Ces médias ont précisé que le Shin Bet avait demandé au Mossad de l’assister dans le cadre de ces investigations.
La Commission centrale électorale a répété à plusieurs reprises que la portée de l’enquête était de nature limitée et que les résultats du vote de mardi – un vote qui a abouti à une nouvelle impasse parlementaire – n’étaient pas remis en cause.
Doha et Ankara ont toutes les rejeté toute intervention dans le scrutin.
Les accusations portent sur des fonds présumés qui auraient été versés aux électeurs arabes pour les convaincre d’aller jeter un bulletin dans l’urne, faisant ainsi augmenter le taux de participation électorale au sein de la communauté. Trois militants du Raam avaient été arrêtés dans la journée de mardi, jour du scrutin, parce qu’ils étaient soupçonnés de corruption.
Mais selon le journal Haaretz, l’assignation à résidence des trois hommes devrait être levée, aucune preuve d’une tentative de corruption des électeurs n’ayant été trouvée, et l’affaire devrait être classée sans suite. La chaîne d’information N12 a noté que les forces de l’ordre ont perquisitionné les domiciles des trois individus, qui ont été arrêtés sans mandat judiciaire.
מעטפות עם עשרות אלפי שקלים, ופתקי הצבעה של רעמ: בלשי היחידה המרכזית (ימ"ר) דרום, תפסו הלילה על חם שלושה חשודים, תושבי פזורת שגב שלום וערערה בנגב, בחשד למעורבות בניסיון שוחד בחירות, באמצעות כספים שעל פי החשד נועדו לחלוקה לאזרחים בתמורה להצבעתם למפלגת רע"ם.
על אחת המעטפות נכתב:… pic.twitter.com/GSEgIXZzbh— almog boker (@bokeralmog) October 27, 2026
Une source a indiqué au quotidien que toute cette affaire trouvait son origine au sein du cabinet du Premier ministre – une information fournie par Ido Norden, chef de cabinet de Benjamin Netanyahu, ayant déclenché le raid de la police. Un autre reportage qui a été diffusé par i24 News a indiqué que Norden avait fait part de ses soupçons directement au bureau du commissaire de police israélien Daniel Levy, tout en précisant que les forces de l’ordre n’avaient pas révélé la source de la plainte lors de l’annonce des arrestations. Ce que Netanyahu a rapidement mis en avant dans une vidéo qui a été postée mardi, le jour du scrutin, annonçant que l’élection était en train d’être « volée ».
Des personnalités de l’opposition ont accusé Netanyahu de tenter de remettre en cause les résultats électoraux après que son bloc a perdu sa majorité parlementaire.
Haaretz a indiqué que, si des enveloppes contenant de l’argent liquide ont été été découvertes et saisies, aucun lien n’a été établi entre les activistes qui ont été arrêtés et un quelconque système de corruption, tandis que la chaîne d’information N12 a cité des sources impliquées dans les investigations qui ont confié qu’aucune preuve incriminante n’avait été trouvée sur leurs téléphones portables.
La police a fait savoir que l’arrestation de ces trois personnes n’avait aucun lien avec l’enquête plus large qui est consacrée aux ingérences étrangères présumées. Les forces de l’ordre ont également rejeté les allégations plus générales de fraude qui ont été formulées par Netanyahu et par son parti, le Likud. Une source policière a ainsi déclaré aux médias israéliens que la journée électorale s’était déroulée avec « très peu d’incidents irréguliers » s’agissant de l’intégrité du vote et qu’il n’y avait « aucune preuve issue d’une enquête ou des services de renseignements » étayant les allégations sur un « vol » des élections.
Le Shin Bet a également souligné que l’enquête était « ciblée et de portée limitée, et qu’elle ne jette pas le discrédit ni n’accuse l’ensemble d’un secteur qui s’est rendu aux urnes de manière démocratique et légale ».
Une fois tous les votes dépouillés, le bloc de Netanyahu a remporté 53 sièges contre 48 pour le bloc de l’opposition, aucun des deux n’atteignant la majorité de 61 sièges requise à la Knesset, qui en compte 120. Raam et la Liste arabe unie, qui est également dirigée par des Arabes, ont remporté ensemble un nombre record de 19 sièges.
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