Israël en guerre - Jour 199

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Les négociateurs à Paris ont établi une ébauche d’accord « otages contre trêve », dit un officiel israélien

Selon une source du Hamas, l'accord proposerait une trêve de six semaines et la remise en liberté de 200 à 300 prisonniers palestiniens en échange de 35 à 40 otages

Ronen Bar, chef de l'agence de sécurité intérieure du Shin Bet (à gauche), avec le chef de l'agence de renseignement du Mossad David Barnea lors de la cérémonie commémorative annuelle de l’armée israélienne marquant le 50e anniversaire de la Guerre du Kippour, à Yad La-Shiryon, le 27 septembre 2023. (Crédit : Jonathan Shaul/Flash90)
Ronen Bar, chef de l'agence de sécurité intérieure du Shin Bet (à gauche), avec le chef de l'agence de renseignement du Mossad David Barnea lors de la cérémonie commémorative annuelle de l’armée israélienne marquant le 50e anniversaire de la Guerre du Kippour, à Yad La-Shiryon, le 27 septembre 2023. (Crédit : Jonathan Shaul/Flash90)

La délégation israélienne est revenue des pourparlers actuellement en cours à Paris en faisant preuve d’un optimisme prudent, disant qu’un plan prévoyant l’arrêt temporaire des combats en cours de la bande de Gaza en échange de la libération des otages étrangers avait été mis au point.

Un responsable israélien dont les propos ont été repris par de multiples sites d’information israéliens a déclaré que « l’ébauche d’un accord » avait été esquissée par les représentants des pays impliqués – Israël, les États-Unis, l’Égypte et le Qatar. Cet accord porte sur un cessez-le-feu temporaire dans la bande de Gaza, une guerre qui a été entraînée par le massacre commis sur le sol israélien par le groupe terroriste du Hamas le 7 octobre.

« Il y a eu de bonnes discussions, il y a eu des progrès significatifs », a dit l’officiel, selon la Douzième chaîne. « Nous avons une base sur laquelle construire un plan et des négociations. »

Le quotidien Haaretz, de son côté, a cité des sources informées qui auraient déclaré que les progrès qui ont été réalisés au Sommet de Paris permettraient de présenter au Hamas un cadre réactualisé en vue d’un accord. « Continuer dans cette lancée dépend maintenant du Hamas », aurait par ailleurs indiqué auprès du journal un diplomate étranger qui n’a pas été identifié.

La source israélienne a expliqué que l’ébauche sera d’abord présentée pour approbation au cabinet de guerre, et qu’elle le sera ensuite au cabinet plus largement. Le journal Maariv a fait savoir que le cabinet de guerre devait se réunir ce soir pour un briefing sur les pourparlers entrepris à Paris.

Un autre haut responsable politique a cependant déclaré aux journalistes que, même si les négociateurs à Paris s’étaient sont mis d’accord sur un cadre initial pour un accord sur les otages, « nous sommes encore loin d’un accord ».Le responsable a confirmé que le Hamas avait assoupli ses exigences, que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait qualifiées de « délirantes ». « Le Hamas a renoncé à certaines de ses revendications en raison de la position ferme adoptée par le Premier ministre Netanyahu », a déclaré le responsable.

Une source du Hamas a confié à l’AFP que le nouveau plan proposait une pause de six semaines dans le conflit et la libération de 200 à 300 prisonniers sécuritaires palestiniens, en échange de 35 à 40 captifs israéliens – des propos qui confirment des chiffres qui avaient été avancés par les médias saoudiens.

La prochaine phase des négociations, selon la source israélienne, se concentrera sur la question centrale de l’identité des otages détenus dans la bande de Gaza qui seront relâchés ainsi que sur les noms des prisonniers sécuritaires palestiniens qui seront remis en liberté dans le cadre de la trêve. Les détails de la durée du cessez-le-feu et les conditions du déploiement des soldats israéliens pendant ce dernier seront également débattus.

Ces détails n’ont pas encore été convenus, selon les informations transmises.

Le chef du Mossad David Barnea et le responsable du Shin Bet, Ronen Bar, étaient à Paris lors de ces négociations.

Le chef du Conseil national de sécurité, Tzachi Hanegbi, s’exprime sur la Douzième chaîne, le 24 février 2024. (Crédit : Capture d’écran, utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Samedi soir, le chef du Conseil national de sécurité, Tzachi Hanegbi, a confirmé que le cabinet de guerre serait informé dans les prochaines heures par la délégation israélienne revenue de Paris des négociations, et a affirmé que les Israéliens ne revenaient pas les mains vides. « D’après ce que j’ai entendu ces dernières heures », a déclaré Hanegbi à la Douzième chaîne, « il sera possible de faire des progrès ».

Il a affirmé que les principes clés d’un accord du Premier ministre Benjamin Netanyahu, transmis lors des négociations de Paris, incluaient que « tout cadre doit aborder [le retour] de tous les otages » – y compris ceux qui sont morts ; qu’il doit prévoir le retour de « toutes les femmes et tous les enfants » dès le début du processus ; et que l’accord « ne peut en aucun cas être interprété » comme prévoyant la fin de la guerre. Si ces conditions ne faisaient pas les médiateurs « tomber de leur chaise, alors, apparemment, il serait possible de progresser », a estimé Hanegbi.

Concernant la détermination d’Israël à s’attaquer au Hamas dans son dernier bastion, la ville de Rafah, et les inquiétudes des États-Unis concernant les civils qui s’y abritent, Hanegbi a déclaré : « Les Américains sont tous avec nous », sur l’idée de fin du Hamas.

Il a affirmé que les quatre bataillons du Hamas à Rafah pouvaient et seront détruits, et que Tsahal recevra l’ordre d’agir « quand nous serons sûrs » que cela peut être fait sans nuire aux non-combattants. Netanyahu a déclaré cette semaine à l’émissaire américain Brett McGurk que cela était « possible et que nous le ferons ».

Hanegbi a affirmé que le président américain Biden avait clairement fait savoir à Netanyahu que, si Israël avait un plan qui répond aux préoccupations américaines concernant la crise humanitaire, alors les États-Unis « ne s’opposeront pas à une action à Rafah ».

« Nous détruirons tous les bataillons du Hamas – ceux de Rafah et tous ceux qui se relèveront », a déclaré Hanegbi.

Lorsqu’il lui a été demandé si le Hamas aura la possibilité de se rendre, il a répondu : « Oui, mais cette option sera apparemment au crescendo, à la toute fin. »

Interrogé sur la possibilité d’un « exil » pour le Hamas, Hanegbi, faisant apparemment référence aux principaux dirigeants du Hamas, a répondu : « Laissez-les d’abord se rendre… Exil ou non ? Il y aura un débat dans la société israélienne… Ils devront d’abord déposer les armes. »

Interrogé sur la position de Netanyahu concernant un État palestinien, Hanegbi a déclaré qu’Israël « ne voulait pas gouverner les Palestiniens. Ils doivent se gouverner eux-mêmes. Mais quand ils réclament un État, nous leur expliquons qu’un État, c’est la souveraineté ». Il a ajouté que « nous n’autoriserons jamais une souveraineté étrangère en Judée-Samarie », car Israël se réserve le droit d’y prendre toutes les mesures de sécurité dont il a besoin.

Concernant la normalisation israélo-saoudienne, Hanegbi a affirmé que les États-Unis, les Saoudiens et Israël souhaitent tous un accord. Mais « Israël ne paiera pas le prix d’un État palestinien pour un accord avec les Saoudiens ». Un accord reste possible, mais quant à l’échéance politique américaine de mai-juin, « c’est difficile pour moi de le prédire », a-t-il dit.

Hanegbi a qualifié les deux objectifs de la guerre – ramener tous les otages et détruire le Hamas – de « saints ». Il peut y avoir des frictions entre ces objectifs, « mais en fin de compte, chacun sert l’autre », a-t-il dit.

Hanegbi a dit également qu’il s’attendait à ce que les combats dans le nord d’Israël « se poursuivent pendant des mois ».

Les résidents déplacés de la zone retrouveront une situation où le Hezbollah n’est pas à la frontière, ni diplomatiquement ni militairement, a-t-il dit, ajoutant qu’Israël avait donné au médiateur américain « tout le soutien » pour parvenir à une solution diplomatique.

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