Le chef de Raam nie toute implication dans une ingérence électorale présumée
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Le chef du parti Raam, Mansour Abbas, nie toute implication dans l’ingérence étrangère présumée lors des élections de mardi. Il accuse le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’incitation à la haine contre les citoyens arabes, en réponse aux gains électoraux sans précédent enregistrés par les partis arabes.
« Raam n’a absolument aucun lien avec l’affaire en question ni avec aucune autre affaire de ce type », a déclaré Abbas dans un communiqué, s’engageant à coopérer pleinement avec les forces de l’ordre.
Il a salué la demande du président de la commission centrale électorale (CCE), le juge Noam Sohlberg, visant à ce que l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet mène une enquête sur des soupçons de financement étranger destiné à influencer les élections, et a affirmé que « préserver l’intégrité des élections et faire respecter l’État de droit sont des devoirs civiques et démocratiques auxquels nous sommes fermement attachés ».
Évoquant l’affaire du « Qatargate », Abbas a déclaré : « À Yaïr [Netanyahu], qui emploie des agents qataris dans son cabinet, nous adressons un message en réponse à la campagne d’incitation à la haine et de délégitimation qu’il mène contre les citoyens arabes : on ne trouvera rien, car il n’y a rien. »
« Mais contrairement à vous, dans notre cas, c’est la vérité et non pas un mensonge de plus », a-t-il ajouté, faisant référence aux affaires de corruption pour lesquelles le Premier ministre est actuellement jugé.
Yonatan Urich, un collaborateur de Netanyahu qui est toujours employé par le Premier ministre, a reconnu avoir travaillé pour le Qatar tout en exerçant ses fonctions au sein du cabinet du Premier ministre, tant avant qu’après le 7 octobre 2023. Il fait l’objet d’une enquête aux côtés d’autres collaborateurs de Netanyahu dans le cadre de cette affaire.
Sohlberg n’a présenté aucune preuve publique étayant ces soupçons ni identifiant les entités étrangères impliquées, mais le Likud de Netanyahu s’est emparé de cette enquête pour accuser les partis arabes de tirer profit d’un achat de voix financé par l’étranger.
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