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Le Shin Bet et la police ont formé un groupe de travail pour enquêter sur les ingérences électorales présumées, sur fond de différend entre l’agence et la procureure générale

Un homme dépose son bulletin dans l'urne, dans un bureau de vote de la ville arabe de d'Umm al-Fahm, dans le nord d'Israël, le jour du scrutin, le 27 octobre 2026. (AHMAD GHARABLI / AFP)
Un homme dépose son bulletin dans l'urne, dans un bureau de vote de la ville arabe de d'Umm al-Fahm, dans le nord d'Israël, le jour du scrutin, le 27 octobre 2026. (AHMAD GHARABLI / AFP)

Des responsables du Shin Bet et de la police se sont rencontrés aujourd’hui pour évoquer l’enquête sur les allégations d’ingérence étrangère dans les élections à la Knesset de la semaine dernière ; ils ont annoncé la formation d’un groupe de travail conjoint qui collaborera également avec le bureau de la procureure générale, ont rapporté les médias israéliens.

Le directeur de la Commission centrale électorale, Noam Sohlberg, avait annoncé dimanche la création d’un groupe de travail composé de représentants de la police, du Shin Bet et du parquet général pour enquêter sur ces allégations. Cependant, ce groupe n’a pas été constitué, et la procureure générale Gali Baharav-Miara a accusé le Shin Bet de retenir des éléments de preuve.

Le chef du Shin Bet, David Zini, chercherait à lancer une enquête sur trois personnalités politiques arabes de premier plan, sans présenter de preuves à l’appui de sa demande. Un quatrième homme politique arabe, le député sortant Ayman Odeh(Hadash), est soupçonné d’avoir perçu plusieurs centaines de milliers de shekels en espèces, une somme versée par une source étrangère.

Ces allégations ont été confirmées pour la première fois dans une lettre qui a été adressée jeudi dernier par Sohlberg à Zini, ordonnant l’ouverture d’une enquête sur une possible ingérence d’entités étrangères hostiles. Selon des informations parues alors, ces allégations faisaient état d’un financement présumé du Qatar ou de la Turquie visant à inciter les Arabes à voter.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a perdu sa majorité parlementaire suite à une participation sans précédent des électeurs arabes, s’est emparé de ces allégations pour accuser les partis arabes d’avoir « volé » l’élection.

Sohlberg, pour sa part, a dénoncé la stigmatisation des électeurs arabes et a assuré que l’ingérence présumée n’aurait en rien influencé le résultat du scrutin.

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