L’opposition d’une ministre d’extrême-droite aux partis arabes relèverait du racisme, selon Herzog
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Le président Isaac Herzog s’est opposé aux membres du parti d’extrême droite HaTzionout HaDatit à l’occasion des consultations sur la formation du prochain gouvernement. Il a contesté la position de la ministre chargée des Implantations, Orit Strouk, quant à son rejet catégorique des partis arabes, et a réprimandé un autre représentant qui avait évoqué une prise de contrôle hostile de l’État depuis l’intérieur.
« Nous estimons que les partis arabes ne sont pas des participants légitimes à ce processus, non pas parce qu’ils sont arabes, mais parce qu’ils sont nationalistes » dans leur opposition à Israël, a affirmé Strouk, arguant que ces formations considèrent la création d’Israël comme une catastrophe, et que leurs victoires électorales profitent aux ennemis d’Israël.
« Quelle est la différence entre le racisme et ce que vous dites ? », a demandé Herzog, avant de souligner que le numéro deux juif sur la liste du Raam, Yoav Segalovitz, était un commandant de police. « Cette généralisation me dérange vraiment », a-t-il ajouté.
Herzog a également réprimandé le représentant du mouvement HaTzionout HaDatit, Tzvika Mor, pour avoir allégué que certains groupes cherchaient à « prendre le contrôle » de l’État « sous le couvert de la démocratie ». Une déclaration qui fait écho aux accusations non fondées formulées par le bloc pro-Benjamin Netanyahu, qui a perdu sa majorité parlementaire à l’issue des élections de la semaine dernière, pour qui le scrutin aurait été « volé » par les partis arabes.
« Ces propos sont extrêmement dangereux », a rétorqué Herzog. « Prétendre qu’un autre camp est en train de prendre le pouvoir de l’intérieur est extrêmement dangereux. »
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