Yair Golan se dit ouvert à une coalition avec les Haredim, exigant toutefois qu’ils « respectent notre mode de vie »
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Le président du parti HaDemocratim, Yair Golan, s’est dit ouvert à la formation d’un gouvernement avec les Haredim après qu’Avigdor Liberman, chef d’un autre parti d’opposition, a évoqué la possibilité d’inclure une faction ultra-orthodoxe dans une coalition qui remplacerait le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Le politicien de gauche a toutefois posé un certain nombre de conditions.
« Contrairement à Netanyahu, nous n’irons ni à Bnei Brak ni à Mea Shearim », a écrit Golan dans un communiqué, faisant référence respectivement à une banlieue de Tel Aviv et à un quartier de Jérusalem à forte population haredi. « Quiconque souhaite un partenariat avec nous doit venir nous rencontrer à Ramat Gan ».
Golan a appelé au service militaire des jeunes ultra-orthodoxes, à leur intégration sur le marché du travail et à « veiller à ce que chaque enfant en Israël reçoive les moyens de gagner sa vie honorablement », affirmant que « la classe moyenne ne peut plus, à elle seule, continuer à porter le fardeau économique et sécuritaire ».
« Et tout comme nous respectons le mode de vie des Haredim, nous attendons d’eux qu’ils respectent également le nôtre. Dans nos communes, il doit être possible de sortir le shabbat, de boire un café et, Dieu nous en préserve, de s’y rendre en transports en commun », a ajouté Golan, soulignant que s’il est ouvert à une coopération avec les ultra-orthodoxes, il s’oppose toutefois à ce qu’on leur accorde « un chèque en blanc ».
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