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Zini fait délibérément traîner l’enquête sur les députés arabes – hauts responsables des forces de l’ordre

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le directeur du Shin Bet, David Zini, lors de Yom HaZikaron, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 21 avril 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash 90)
Le directeur du Shin Bet, David Zini, lors de Yom HaZikaron, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 21 avril 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash 90)

Des hauts responsables des forces de l’ordre ont déclaré sous couvert d’anonymat que le directeur du Shin Bet, David Zini, retardait délibérément la procédure et échouait à mener une enquête en bonne et due forme sur des représentants publics arabes pour des considérations politiques.

« Zini gagne du temps, avec l’intention de créer un récit ; c’est pour cette raison qu’il ne transmet pas les éléments à la police pour que celle-ci puisse ouvrir une enquête », a expliqué un haut responsable à la chaîne N12.

Selon l’un de ces responsables, le Shin Bet « fait preuve de négligence et ment. À ce stade, il sape de facto l’enquête, par son obstination peu professionnelle. Nous aurions pu avancer depuis longtemps, s’il accomplissait son travail sans en dépasser le cadre. »

« Lorsque l’on ouvre une enquête contre des responsables publics, il faut obtenir des autorisations officielles, même si les premiers suspects sont des membres de leur entourage », a fait savoir un responsable. « Sans ces autorisations, la police et le Shin Bet deviennent des instruments au service du gouvernement pour mener des assassinats politiques. »

Zini souhaite interroger quatre hommes politiques arabes dans le cadre de l’affaire d’ingérence étrangère présumée dans les élections, mais il n’a pas fourni de preuves aux procureurs concernant trois d’entre eux. Une situation qui a suscité une rare réprimande publique de la part de la procureure générale Gali Baharav-Miara, qui a souligné que nul ne pouvait être interrogé sans preuves suffisantes.

Ces trois personnalités sont Mansour Abbas, président du parti Raam, Ahmad Tibi, chef de la faction Taal, et Sami Abou Shehadeh, dirigeant du mouvement Balad.

L’ancien chef de la Liste arabe unie, Ayman Odeh, est quant à lui soupçonné d’avoir reçu plusieurs centaines de milliers de shekels en espèces provenant d’une source étrangère, d’après les médias israéliens.

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