Meirav Cohen vise l’égalité des sexes dans la fonction publique d’ici 2023
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Meirav Cohen vise l’égalité des sexes dans la fonction publique d’ici 2023

La Commission de la fonction publique pourra créer de nouveaux postes de haut rang pour garantir que l'objectif sera atteint

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

La ministre de l'Egalité sociale, Meirav Cohen à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Crédit :  Flash90)
La ministre de l'Egalité sociale, Meirav Cohen à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Crédit : Flash90)

Le gouvernement a décidé dimanche d’attribuer, d’ici deux ans, la moitié des postes de premier plan dans la haute fonction publique à des femmes et de permettre la création de certaines fonctions exclusivement pour les femmes.

Cette proposition a été faite lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement par Meirav Cohen, ministre de l’Egalité sociale, après qu’elle a découvert que sur presque la moitié des postes de direction dans la fonction publique qui sont actuellement occupés par des femmes, seulement 11 % étaient des fonctions de premier plan.

« L’égalité des sexes, y compris aux postes les plus importants, améliorera le travail effectué par le gouvernement et elle servira de signal au secteur commercial pour lequel nous voulons être un exemple », a commenté la ministre avant la réunion, selon Globes.

La proposition stipule que la Commission de la fonction publique a l’autorité d’allouer des postes aux femmes à tous les niveaux de management – notamment au sommet de la hiérarchie. De plus, la commission devra attester que la moitié des personnes siégeant dans des commissions de contrôle et de placement sont de sexe féminin.

Jusqu’à présent, la commission ne pouvait créer de fonctions spécifiques que pour permettre l’intégration de membres des communautés arabes et éthiopiennes israéliennes.

Le gouvernement a fixé l’objectif à l’horizon 2023. Ce qui signifie qu’à cette date, 50 % des postes rattachés à des directeurs généraux devront être occupés par des femmes – adjointes, administratrices générales ou cheffes de service.

Une décision visant à s’assurer que les femmes bénéficieraient d’une représentation égalitaire à ces postes de premier plan avait déjà été prise il y a plusieurs années par Gila Gamliel, la prédécesseure de Meirav Cohen. Une étude de la commission de la fonction publique a déterminé qu’en 2019, 44 % des postes de fonctionnaire de haut rang étaient occupés par des femmes.

Capture d’écran d’une vidéo d’Eva Madjiboj, directrice-générale de l’Autorité pour la promotion des femmes (Capture d’écran : YouTube)

Selon Globes, la définition de « haut rang » de la commission couvre une large gamme de fonctions, notamment certaines qui ne relèvent pas du management, ainsi que celles de cheffe de service, et pas seulement celles qui travaillent étroitement aux côtés des directeurs généraux des cabinets des ministères.

Un réexamen mené par Meirav Cohen aux côtés de la directrice générale pour la promotion des femmes, Eva Madjiboj, a révélé que sur environ 750 postes catégorisés comme de haut rang selon l’évaluation faite par la commission, seulement 80 % – soit moins de 11 % – étaient véritablement des postes de premier plan.

« Toutes les études ont montré que l’un des obstacles que doivent affronter les femmes est la transition vers des postes de haut rang », a déclaré Eva Madjiboj, selon Globes. « Même dans les professions et sur les lieux de travail où il y a clairement une majorité féminine, les fonctions de management sont encore régulièrement attribuées à des hommes. D’où l’importance de la proposition – cette possibilité que doivent avoir les femmes d’accéder à des postes de haut rang et d’occuper une place réelle parmi les décisionnaires ».

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