Netanyahu : la France et d’autres pays européens soutiennent des organisations anti-israéliennes
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Netanyahu : la France et d’autres pays européens soutiennent des organisations anti-israéliennes

Pas de précision sur les organisations auquel le Premier ministre faisait allusion ; Aliza Bin-Noun a dénoncé les mairies françaises qui déclarent Barghouti "citoyen d'honneur"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu mène la réunion hebdomadaire du cabinet, à Jérusalem, le 17 juillet 2016. (Crédit : Alex Kolomoisky/Pool)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu mène la réunion hebdomadaire du cabinet, à Jérusalem, le 17 juillet 2016. (Crédit : Alex Kolomoisky/Pool)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a critiqué dimanche le gouvernement français accusé de soutenir des organisations « niant l’existence d’Israël » et se livrant à des « incitations » à la violence.

Netanyahu, qui s’exprimait lors de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, n’a pas précisé à quelles organisations il faisait allusion.

Mais il a tenu ses propos après l’adoption par le Parlement israélien, avec le soutien du gouvernement, d’une loi qui contraint les ONG recevant la plus grande partie de leurs financements de gouvernements étrangers à le déclarer officiellement.

« J’ai demandé à ce que l’on procède à un examen sur le soutien accordé par des pays européens, y compris la France, à des organisations qui se livrent à des incitations, appellent au boycott d’Israël et ne reconnaissent pas le droit à l’existence de l’Etat d’Israël », a affirmé Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

« D’ici peu, nous allons achever cet examen et nous présenterons les résultats au gouvernement français. Nous engagerons une discussion avec eux (la France) sur ce sujet, car le terrorisme et les incitations sont partout les mêmes dans le monde. Les gouvernements doivent être aussi unis que possible dans leur lutte (contre le terrorisme) », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a fait ces déclarations après avoir indiqué qu’il avait « entendu qu’une discussion était en cours au sein du gouvernement français sur le moyen d’empêcher le financement d’organismes qui portent atteinte à la sécurité des citoyens français ».

La loi controversée sur les ONG adoptée le 12 juillet par le Parlement israélien cible en priorité, selon ses détracteurs, les groupes de gauche faisant campagne pour les droits des Palestiniens et s’opposant à la construction en Cisjordanie et à Jérusalem-est. Une partie des ONG reçoivent des fonds de la part de pays ou d’organismes officiels européens.

Jeudi, l’ambassadrice d’Israël à Paris s’est dite « profondément choquée et inquiète » de voir Marwan Barghouti « citoyen d’honneur » de plusieurs mairies.

Dans une lettre ouverte communiquée à l’AFP, Aliza Bin-Noun dénonce « les nombreuses campagnes visant à glorifier le terroriste palestinien Marwan Barghouti« .

« Cerveau des attentats de la Seconde Intifada en tant que chef du Tanzim, le groupe armé du Fatah, et des Brigades des Martyrs al-Aqsa, Marwan Barghouti est, de fait, responsable de la mort tragique de centaines de civils, Israéliens comme étrangers », écrit-elle.

« A l’heure où la France, Israël, ainsi que d’autres Etats de droit sont engagés contre ce même terrorisme aveugle et luttent contre la haine et la barbarie, les soutiens tricolores de Barghouti veulent le blanchir, l’innocenter, le déresponsabiliser de ses actes », accuse-t-elle, estimant que ces élus « se rendent coupables d’apologie du terrorisme ».

Marwan Barghouti a été condamné en 2004 par Israël à la prison à vie pour son implication dans des attaques meurtrières lors de la Seconde Intifada (2000-2005).

Il a été élevé au rang de citoyen d’honneur par une vingtaine de communes en France, principalement communistes.

Aliza Bin-Noun, le 31 mai 2016 (Crédit : Capture d’écran France Inter)
Aliza Bin-Noun, le 31 mai 2016 (Crédit : Capture d’écran France Inter)

En France, le Premier ministre Manuel Valls s’est dit vendredi « favorable » à une interdiction du financement étranger des mosquées après une série d’attentats jihadistes qui ont ébranlé le pays.

Le président français François Hollande (2e g) est avec le Premier ministre Manuel Valls (g), le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve (d) et la ministre de la Santé Marisol Touraine (2e d) lors d'une conférence de presse au Palais Préfectoral à Nice le 15 juillet 2016. (Crédit : AFP / POOL / ERIC GAILLARD)
Le président français François Hollande (2e g) est avec le Premier ministre Manuel Valls (g), le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve (d) et la ministre de la Santé Marisol Touraine (2e d) lors d’une conférence de presse au Palais Préfectoral à Nice le 15 juillet 2016. (Crédit : AFP / POOL / ERIC GAILLARD)
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