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Nissan Shaham ira en prison pour délits sexuels et fraudes

L'ancien chef de la police de Jérusalem a été condamné à dix mois de prison pour des infractions commises à l'encontre de femmes placées sous ses ordres

L'ancien commandant du district de Jérusalem, Niso Shaham, au tribunal de district de Tel Aviv pour faire appel de sa condamnation, le 14 juillet 2020 (Miriam Alster/Flash90).
L'ancien commandant du district de Jérusalem, Niso Shaham, au tribunal de district de Tel Aviv pour faire appel de sa condamnation, le 14 juillet 2020 (Miriam Alster/Flash90).

La Cour suprême a rejeté lundi l’appel d’un ancien chef de la police de Jérusalem contre sa condamnation à une peine de prison pour harcèlement sexuel, fraude et abus de confiance.

Nissan « Niso » Shaham a été condamné l’année dernière à 10 mois de prison à la suite d’une condamnation prononcée en 2019 par un tribunal de district pour des accusations liées à des comportements répréhensibles impliquant plusieurs femmes officiers sous son commandement.

Cette décision a annulé un verdict d’avril 2018 qui ne le condamnait que pour le chef d’accusation moins grave d’acte indécent.

Shaham doit maintenant entrer en prison le 30 décembre.

Selon le quotidien Haaretz, les avocats de la défense de Shaham devraient déposer une demande de nouvelle audience au vu d’un désaccord entre les juges sur l’un des cas pour lesquels il a été condamné pour abus de confiance.

Shaham purgera une peine de 10 mois derrière les barreaux et cinq autres mois de probation. Il a également été condamné à une amende de 7 500 shekels et à indemniser deux des victimes à hauteur de 1 500 shekels et une autre victime à hauteur de 500 shekels.

Jerusalem Police Commissioner Nissan 'Niso' Shaham at the Western Wall plaza in Jerusalem's Old City in February. Shaham was ordered to take a leave of absence on July 26 and is being investigated by the Internal Affairs Bureau. (photo credit: Uri Lenz/Flash90)
L’ancien chef de la police de Jérusalem Nissan ‘Niso’ Shaham au mur Occidental de Jérusalem, le 26 juillet 2012. (Crédit : Uri Lenz/Flash90)

Les juges ont estimé lundi que l’indemnisation déterminée pour l’une des victimes était incorrecte sur un point technique, et l’ont annulée.

Shaham avait été condamné une première fois en avril 2018 pour avoir embrassé une officière subalterne, mais a été acquitté des autres accusations portées contre lui. Les procureurs avaient affirmé qu’à plusieurs reprises, Shaham avait contraint des policières à coucher avec lui, et avait ensuite pris des décisions concernant leur carrière.

Il a été condamné en décembre 2018 à des travaux d’intérêt général, mais en septembre 2019, le tribunal de district de Tel Aviv a accepté l’appel de l’État, a annulé la décision d’innocenter Shaham de harcèlement sexuel, de fraude et d’abus de confiance, et l’a condamné pour les charges initiales.

Il a ensuite renvoyé l’affaire devant le tribunal de première instance pour la détermination de la peine. Un appel a été entendu et rejeté par le tribunal de district de Tel Aviv en juillet 2020, avant que l’affaire ne soit portée devant la Cour suprême avant le jugement de lundi.

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