Omer Adam offre aux Juifs et aux Israéliens de New York un havre de fête
La star israélienne mêle tubes et hymnes religieux et rend hommage à Tsahal devant 19 000 spectateurs à Brooklyn ; d’autres événements culturels perturbés par des militants anti-Israël
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
La star de la pop israélienne Omer Adam a fait une pause pour s’adresser à la foule rassemblée à Brooklyn, peu avant le début de son concert dimanche soir, tandis que des rangées de projecteurs au-dessus de la scène baignaient le public d’une lumière rouge.
« Bon, mes amis, on peut commencer ? », a-t-il lancé en hébreu, avant d’entamer son tube « Bucharest ».
La foule a rugi, se joignant à Adam dans un jeu de « hey, ho » tandis que le chanteur sautillait sur scène.
La prestation d’Adam – comprenant des prières, un hommage à l’armée israélienne et certaines des chansons pop les plus connues d’Israël – a offert aux Juifs new-yorkais un répit festif bienvenu, alors que la politique antisioniste a gâché d’autres événements culturels.
Ce chanteur pop mizrahi est l’un des artistes les plus populaires d’Israël.
Dimanche soir, Adam a fait salle comble au Barclays Center, l’arène des New York Nets pouvant accueillir 19 000 spectateurs, et a ajouté une représentation mardi dans la même salle en raison de la forte demande, a-t-il indiqué sur les réseaux sociaux. L’an dernier, il avait fait salle comble au Madison Square Garden, à Manhattan, une salle légèrement plus grande, et la semaine dernière, il avait fait salle comble lors d’un concert à Los Angeles.
Le nombre de billets vendus fait de ces spectacles l’un des plus grands événements juifs de la Grosse Pomme, juste derrière le défilé annuel d’Israël à Manhattan, qui rassemble environ 50 000 participants.
Dimanche, le public était principalement composé de jeunes et de juifs orthodoxes. Des parents dansaient avec leurs enfants dans des loges situées au-dessus des gradins, tandis que des familles israéliennes dégustaient des hamburgers casher aux stands de restauration. À l’extérieur de la salle, dans la file d’attente, un groupe de jeunes hommes chantait sur le trottoir la chanson pop religieuse « Tamid Ohev Oti ».
Les files d’attente s’étiraient devant l’entrée principale, sous l’installation lumineuse au néon du centre sur laquelle on pouvait lire : « Notre place est ici. »
Les prix officiels des billets variaient entre 236 dollars à près de 800 dollars.
Ce concert a offert un cadre chaleureux au public pro-Israël, alors que des prises de position anti-Israël ont fait des apparitions imprévisibles lors d’autres événements culturels.
Le mois dernier, dans le New Jersey, le chanteur Macklemore a glissé des messages anti-Israël dans sa première partie du concert d’Ed Sheeran, déclenchant une vive polémique. Samedi soir, l’émission new-yorkaise Saturday Night Live, enregistrée devant un public en studio, s’est moquée des Israéliens en les accusant de soutenir un « génocide ». L’antisémitisme a fait son apparition dans des spectacles d’humour locaux et des humoristes juifs ont supprimé les blagues liées à Israël de leurs numéros.
Ces dernières années, des manifestations anti-Israël ont secoué les galeries d’art, les musées, les spectacles de Broadway et un festival de marionnettes pour enfants.
Lors du spectacle d’Adam, les spectateurs ont sorti des drapeaux d’Israël de leurs poches après avoir passé les contrôles de sécurité, puis les ont drapés sur leurs épaules pendant la représentation. D’autres spectateurs agitaient des dizaines de drapeaux d’Israël depuis les gradins.
Adam a pris un drapeau dans les mains d’un spectateur pour l’utiliser lors d’une danse sur scène pendant la chanson d’amour « Shnei Meshugaim », qui signifie « deux fous » en hébreu.
Vers la fin du spectacle, Adam a récité une prière pour les soldats de Tsahal, tandis que l’écran géant au-dessus de la scène diffusait un montage vidéo montrant des soldats en train de prier au mur Occidental, de rentrer chez eux auprès de leurs familles et de pleurer un camarade tombé au combat lors d’un enterrement.
Ces marques de soutien à Israël ne donnaient pas l’impression d’être des prises de position politiques, mais semblaient s’inscrire naturellement dans le spectacle, comme lors d’un concert en Israël plutôt qu’aux États-Unis. Les grands événements juifs organisés dans la ville affichent également un soutien ouvert à Israël, mais sont davantage teintés de politique.
Ce spectacle constituait d’ailleurs un événement juif majeur pour lequel la communauté juive n’a pas eu besoin d’assurer elle-même la sécurité. Les événements juifs organisés à New York sont généralement sécurisés par des gardes communautaires bénévoles, qui coordonnent leur action avec la police, ou par des agents de sécurité rémunérés. Les Juifs sont la cible de crimes de haine bien plus que tout autre groupe de la ville, et une série de complots terroristes déjoués a visé les New-Yorkais juifs ces dernières années.
Il ne semble pas y avoir eu de manifestations lors du concert de dimanche.
Le public connaissait bien l’œuvre d’Adam et chantait en chœur les paroles en hébreu. Adam chantait souvent les premières paroles d’une phrase d’une traite, puis tendait le micro vers la foule, certain que celle-ci terminerait la phrase. À un moment donné, il a dirigé la foule d’un geste de la main, tel un chef d’orchestre, tandis que le public terminait un couplet.
L’écran géant au-dessus de la scène montrait des jeunes fans en extase, chantant à l’unisson. Parfois, les premières notes d’une chanson suscitaient des acclamations reconnaissantes. Le public est resté debout tout au long du concert.
Le spectacle comprenait certains des tubes les plus connus d’Israël, tels que les hymnes festifs « Hi rak rotsa lirkod » et « Happiness Revolution », ainsi que « Tel Aviv », une chanson associée à la Gay Pride annuelle de cette ville balnéaire.
Adam a ouvert le bal avec la chanson sentimentale « Tequila », qui parle d’une rupture, tandis que les écrans au-dessus de la scène montraient des oiseaux blancs volant à travers les nuages.
Le charisme enjoué et les plaisanteries d’Adam ont contribué à l’ambiance festive. Au début du spectacle, dans un anglais approximatif, il a demandé au public : « Combien d’entre vous ne parlent qu’anglais ? », puis a vérifié combien comprenaient l’hébreu.
Après avoir entendu les acclamations de la foule, il a poursuivi en hébreu : « Ah, d’accord, alors je peux parler en hébreu. »
Le spectacle comportait également une dimension religieuse, Adam s’étant davantage tourné vers son identité religieuse ces dernières années.
At the Omer Adam concert in Brooklyn last night. pic.twitter.com/FFeoyXaHJR
— Frum TikTok (@FrumTikTok) November 2, 2026
Adam a entraîné l’assistance dans le chant « Vehi Sheamda », tiré de la Haggadah de Pessah.
À la fin du spectacle, un spectateur a offert à Adam un tallit noir sur lequel était inscrit en hébreu, à l’arrière, « Le peuple d’Israël vit », en paillettes scintillantes sur une étoile de David.
Vêtu de ce tallit, Adam a entraîné le public dans le chant de « Modeh ani », une prière du matin exprimant la gratitude qu’Adam a transformée en chanson à succès en 2015.
« Je te rends grâce, chaque matin. Pour la lumière, pour le fait que je sois en vie », a chanté la foule.
« Todah rabah », a déclaré Adam à la fin du spectacle, en remerciant le public.
« J’espère vous revoir très bientôt, dès que possible. »
... alors c’est le moment d'agir ! Le Times of Israël vous fournit chaque jour les informations qui vous intéressent. Qu'il s'agisse de la politique, de la high-tech en Israël, de l'enseignement de la Shoah, des Juifs de Diaspora ou bien encore de l'archéologie, de la culture et de l'environnement en Israël : nous tâchons toujours de couvrir un large spectre des sujets qui vous concernent, alors si vous le pouvez, aidez-nous à continuer à vous offrir ce contenu de qualité indispensable, surtout depuis le 7-Octobre.
la Communauté du Times of Israël !







