Israël en guerre - Jour 193

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Plus de 500 000 veaux et agneaux arrivés dans des cargaisons « bien vivantes » en 2023

Alors que l'industrie assure que les navires respectent les réglementations, les activistes affirment que les animaux importés pour l'engraissement et l'abattage sont maltraités

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Une cargaison d'animaux vivants destinés à l'engraissement et à l'abattage en Israël arrivant au port d'Eilat, sur la côte de la mer Rouge, le 19 juin 2023. (Crédit : Omri Omessi)
Une cargaison d'animaux vivants destinés à l'engraissement et à l'abattage en Israël arrivant au port d'Eilat, sur la côte de la mer Rouge, le 19 juin 2023. (Crédit : Omri Omessi)

Les chiffres du ministère de l’Agriculture publiés dimanche montrent qu’au cours du premier semestre de cette année, 502 493 agneaux et veaux ont été expédiés vivants en Israël à des fins d’engraissement et d’abattage.

Parmi eux, 69 871 ont été transférés à l’Autorité palestinienne (AP).

Les chiffres (lien en hébreu) reflètent une diminution d’environ 8 % par rapport à la période correspondante de l’année dernière, au cours de laquelle 546 364 agneaux et veaux ont été transportés en Israël par voie maritime (dont 60 462 ont été envoyés à l’AP).

« Les expéditions se poursuivent malgré les expositions répétées aux conditions de voyage épouvantables, aux maladies, à la pollution de l’environnement et au danger pour la santé publique », a déclaré l’organisation de défense des droits Animals Now dans un communiqué.

Un projet de loi dirigé par le député Miki Zohar (Likud) visant à mettre fin aux expéditions dans un délai de trois ans, a obtenu le soutien du gouvernement et a été approuvé en lecture préliminaire en 2018, sans objection. Mais le processus législatif a été interrompu en raison des élections législatives anticipées.

Plusieurs projets de loi visant à mettre fin aux expéditions ont été soumis à la Knesset depuis lors, mais n’ont pas progressé.

Un veau dans une cargaison destinée à l’engraissement et à l’abattage en Israël, alors qu’il gît dans ses propres excréments, sur une photo non datée. (Crédit : Ministère de l’Agriculture, pour le contrôleur de l’État)

En mai 2020, le contrôleur de l’État avait publié un rapport cinglant qui confirmait de nombreux témoignages sur la cruauté des expéditions d’animaux vivants.

Le rapport avait révélé que les navires étaient souvent en mauvais état, souffrant d’une ventilation insuffisante, de températures élevées et d’un haut taux d’humidité.

Les animaux étaient contraints de vivre dans leurs propres excréments ; la litière humide n’était pas changée assez souvent ; la nourriture et l’eau manquaient souvent ; et l’air était chargé d’une odeur d’ammoniac provenant de l’urine, ce qui causait aux animaux des difficultés respiratoires et des douleurs aux yeux.

Pourtant, le rapport indiquait que rien n’a été fait pour assurer le suivi des plaintes, l’amélioration des conditions et le respect des règlements.

En outre, rien n’a été fait pour surveiller, traiter et élaborer de nouveaux plans visant à limiter la propagation des maladies susceptibles de passer du bétail à l’homme.

Au début de l’année, lors de l’examen de ce rapport par la commission d’audit de l’État de la Knesset, le président Mickey Levy s’est déclaré « choqué » par les conclusions.

La commission a demandé au directeur-général du ministère de l’Agriculture de rencontrer les représentants du contrôleur de l’État et d’indiquer si les défaillances avaient été corrigées et si elles ne l’avaient pas été.

« Nous devons réduire les expéditions d’animaux en général et le ministère de la Santé devrait envisager de recommander la viande réfrigérée et d’encourager d’autres activités visant à réduire les importations d’animaux vivants », a déclaré Levi.

Une cargaison d’animaux vivants destinés à l’engraissement et à l’abattage en Israël arrivant au port d’Eilat sur la côte de la mer Rouge, le 19 juin 2023. (Crédit : Omri Omessi)

Hatem Dabah, de la société Dabah, qui, avec Tnuva (sous le label Adom Adom), contrôle la plupart des importations de bétail en Israël, a déclaré à l’assemblée que les navires de sa société répondaient à toutes les exigences réglementaires.

Mais Lior Harish, de l’Association du Barreau, a déclaré que les « dizaines de milliers de cas de souffrance animale » à bord des navires de transport de bétail vivant violaient la loi sur le bien-être des animaux et constituaient des infractions pénales.

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