Russie: nous avons aidé Israël à chercher les dépouilles de ses soldats en Syrie
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Russie: nous avons aidé Israël à chercher les dépouilles de ses soldats en Syrie

Moscou affirme qu’un de ses soldats a été blessé en tentant de localiser les dépouilles de soldats israéliens en territoire de l’État islamique

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konashenkov, lors d'un briefing sur la destruction d'un avion militaire russe Il-20 près de la Syrie, le 23 septembre 2018 (Capture d'écran : Russia Today)
Le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konashenkov, lors d'un briefing sur la destruction d'un avion militaire russe Il-20 près de la Syrie, le 23 septembre 2018 (Capture d'écran : Russia Today)

Dimanche, la Russie a déclaré que son armée avait travaillé avec Israël sur une opération pour localiser les dépouilles de soldats israéliens tombés à l’intérieur du territoire de l’Etat islamique en Syrie.

Le ministère russe de la Défense n’a pas donné de détails sur la date ou le lieu de cette opération supposée. Pourtant, elle semblait liée aux recherches effectuées en Syrie pour retrouver les dépouilles de trois soldats israéliens tués lors de la Première guerre du Liban.

« Israël a demandé l’aide de la Russie pour retrouver les dépouilles de soldats israéliens situés dans des endroits spécifiques de Syrie. La recherche a été organisée après que la Russie a accepté l’opération avec nos partenaires syriens », a déclaré le général Igor Konashenkov, le porte-parole du ministère russe de la Défense.

L’armée israélienne a refusé de commenter le sujet.

L’officier russe a fait cette remarque à l’occasion d’une conférence de presse dans laquelle il a accusé Israël d’être responsable de l’abattage de l’avion russe par les défenses aériennes de Syrie, après une frappe aérienne israélienne dans la zone la semaine dernière.

Konashenkov a mentionné l’opération de recherche comme un exemple des façons dont la Russie a aidé Israël depuis que le pays a installé un nombre significatif de soldats en Syrie à la fin 2015.

« Cette opération de recherche spéciale a été conduite dans une zone de combat contrôlée par l’Etat islamique », a-t-il déclaré.

« Des terroristes ont attaqué des soldats russes impliqués dans l’opération. Un officier russe a été blessé. Malgré cela, la Russie souhaitait continuer à mener cette opération », a expliqué Konashenkov.

En mai, un officiel du groupe terroriste du Front populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) a affirmé que des membres de l’Etat islamique et d’autres rebelles ont profané des tombes dans un cimetière de Damas. Ils recherchaient les dépouilles de trois soldats israéliens qui sont portés disparus au combat depuis 36 ans.

Les soldats israéliens disparus au combat Zachary Baumel, Zvi Feldman et Yehuda Katz. (Crédit : The International Coalition for Missing Israeli Soldiers)

Leur objectif était de transférer les dépouilles en Israël, a déclaré Anwar Raja du FPLP, même si l’on ne comprenait pas bien le contexte ni le but de cette opération.

Tzvi Feldman, Yehuda Katz et Zacharie Baumel sont portés disparus au combat depuis la Première guerre du Liban en 1982. Comme le veut la règle, l’armée israélienne continue à chercher les dépouilles de ses soldats mêmes des décennies après leur disparition.

Les tombes se trouvaient dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk. Les troupes syriennes ont repris le contrôle de la zone plus tôt cette année après un mois de bataille contre le groupe terroriste de l’Etat islamique.

Raja n’a pas précisé si les rebelles avaient trouvé les dépouilles, ni s’il avait identifié les corps qui étaient recherchés.

En juin 1982, 30 soldats israéliens ont été tués et cinq capturés dans une bataille à proximité du village du Sultan Yacoub au Liban, à proximité de la frontière syrienne, y compris Feldman, Katz et Baumel.

Deux des soldats capturés sont rentrés vivants en Israël, mais les trois autres sont toujours officiellement portés disparus au combat dans la mesure où aucune preuve formelle de leur mort n’a été présentée.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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