Tira : La police enquête pour meurtre après la mort d’un homme, tué par balles
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Tira : La police enquête pour meurtre après la mort d’un homme, tué par balles

Les circonstances de cette fusillade survenue dans la ville arabe restent encore indéterminées ; il n'y aurait pas eu d'arrestations pour le moment

La police israélienne sur les lieux du meurtre d'un homme, tué par balles, dans la ville arabe de Tira, le 29 septembre 2020 (Crédit : Police israélienne)
La police israélienne sur les lieux du meurtre d'un homme, tué par balles, dans la ville arabe de Tira, le 29 septembre 2020 (Crédit : Police israélienne)

La police enquête sur le meurtre présumé d’un homme qui a été tué par balles, mardi, dans la ville majoritairement arabe de Tira, dans le centre d’Israël.

La victime, qui n’a pas été identifiée, a été évacuée en urgence vers le centre médical Meir de Kfar Saba dans un état critique. Sa mort a été prononcée peu après son arrivée.

La police avait été informée de coups de feu dans le secteur, dans l’après-midi de mardi. Les agents se sont rendus sur les lieux et ils ont ouvert une enquête.

Les circonstances de la fusillade restent encore indéterminées et il n’y aurait pas eu d’arrestation en lien avec cet incident.

Cette fusillade de mardi est l’une de plusieurs attaques violentes qui ont récemment eu lieu dans la ville.

Un homme de 55 ans était mort au mois de juillet, lui aussi tué par balles. Deux agents de police avaient été blessés par des tirs au mois de mai. L’un d’entre eux avait été hospitalisé dans un état grave et l’autre n’avait été que légèrement blessé.

Au mois de décembre, un propriétaire de restaurant âgé de 33 ans avait été grièvement blessé lors d’une fusillade, dans l’enceinte de l’établissement, par Akel Daes, 49 ans, qui avait été tué par un officier de police alors qu’il prenait la fuite.

Ces dernières années ont vu une augmentation des meurtres et des crimes commis par armes à feu dans la communauté arabe israélienne. Les dirigeants arabes affirment que la police ignore largement la violence, qui comprend querelles familiales, guerres de territoire de la mafia, violence domestique et crimes d’honneur.

Un certain nombre de manifestations et de grands rassemblements ont été organisés pour protester contre ce que les Israéliens arabes considèrent comme un échec à traiter de manière adéquate la vague de violence criminelle au sein de la communauté.

Seuls 30 % des meurtres présumés dans la communauté arabe israélienne en 2019 – 27 sur 88 – ont été résolus, rapporte le quotidien Haaretz.

Trente-six pour cent des Arabes israéliens éprouvent un sentiment d’insécurité personnelle dans la communauté où ils vivent en raison de la violence, contre 12,8 % chez les Juifs israéliens, selon un rapport de 2019 du Fonds Abraham.

Baladna, une organisation à but non lucratif, a indiqué que les jeunes Israéliens arabes sont les plus susceptibles d’être tués au sein de la communauté – plus de la moitié des personnes assassinées sont âgées de 18 à 34 ans.

Après une série de meurtres en juin dernier, la police avait émis ce communiqué : « La campagne contre la violence dans la communauté ne dépend pas seulement de la police, et seul un changement profond qui vienne de l’intérieur de la communauté arabe israélienne dans l’éducation, la culture et en coopération avec la police, ainsi que la dénonciation de standards non avenus et des mesures proactives de la part des dirigeants conduiront au changement souhaité ».

Selon l’ONG pro-égalité The Abraham Initiatives, 57 meurtres avaient eu lieu, au début du mois de septembre, dans les communautés arabes israéliennes depuis le début de l’année 2020.

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