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Toulouse : Un homme condamné pour avoir menacé et insulté de « sale juif » un avocat

L’auteur des faits, un homme âgé de 38 ans, a été reconnu coupable d’insultes à caractère antisémite et de menaces de mort et a été condamné à 150 jours-amendes de 10 euros

Le tribunal judiciaire de Foix, en Ariège. (Crédit : capture d’écran Google Maps)
Le tribunal judiciaire de Foix, en Ariège. (Crédit : capture d’écran Google Maps)

Le 5 juin 2021, un avocat toulousain se faisait insulter de « sale juif » et menacer de mort dans son cabinet, après un conflit avec une cliente.

Ce mardi 7 juin, l’auteur des faits a été condamné par le tribunal judiciaire de Foix, en Ariège, à 150 jours-amendes de 10 euros, a rapporté le journal La Dépêche.

L’auteur des faits, un homme âgé de 38 ans, a été reconnu coupable d’insultes à caractère antisémite et de menaces de mort. Il a été condamné à 150 jours-amendes de 10 euros, soit 1 500 euros. Huit mois d’emprisonnement dont quatre assortis d’un sursis probatoire avaient préalablement été requis par le parquet.

Le prévenu, qui faisait déjà état de huit mentions sur son casier judiciaire, a reconnu les faits. « Ma belle-mère m’a appelé en pleurs. Elle m’a dit que son avocat avait refusé de lui rendre son dossier, lui avait craché au visage et donné des coups. Elle avait la bouche gonflée. J’étais énervé, je suis rentré et je l’ai menacé. Ce n’est pas bien, je m’en excuse », a-t-il déclaré.

Indiquant qu’on « ne réglait pas ses problèmes en insultant et en menaçant », la présidente de la Cour a ensuite donné la parole à la victime. « Je suis atterré. On dit que c’est de ma faute, que j’ai violenté madame… », a-t-il déclaré.

« Je suis Toulousain et j’ai peur, dix ans après [les attentats dans l’école Ozar Hatorah en 2012, NDLR]. Depuis plusieurs mois, je suis inquiet, je me retourne quand je sors de mon cabinet. J’ai peur qu’on revienne m’agresser, lui ou un autre », a-t-il ajouté.

Sarah Goncalves, représentante du parquet, a déclaré que « les mots faisaient parfois aussi mal que les coups, et qu’il ne fallait pas les banaliser ». Elle a estimé que les deux infractions – les insultes à caractère antisémite et les menaces de mort – étaient constituées, notamment grâce à une vidéo prise au moment des faits.

Fin mai, à Toulouse, dans une autre affaire d’antisémitisme, le procureur général a requis six mois de prison avec sursis à l’encontre d’un imam algérien, Mohamed Tataiat, jugé en appel pour incitation « à la violence ou haine raciale », après un prêche de 2017 diffusé sur les réseaux sociaux dans lequel il s’en prenait aux Juifs.

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