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Trois morts dans une frappe de missile attribuée à Israël en Syrie

Cette information non-confirmée affirme que le raid a visé l'aéroport international de Damas ; selon les médias d'État, la plupart des missiles ont été interceptés

Illustration : Une explosion vue dans le port syrien de Lattaquié , après une prétendue frappe israélienne, le 28 décembre 2021 (Crédit: Capture d'écran/Twitter)
Illustration : Une explosion vue dans le port syrien de Lattaquié , après une prétendue frappe israélienne, le 28 décembre 2021 (Crédit: Capture d'écran/Twitter)

Trois soldats syriens ont été tués lors d’une frappe israélienne à proximité de Damas, la capitale syrienne, vendredi soir, ont fait savoir les médias officiels syriens.

Il s’agirait de la deuxième opération israélienne présumée en Syrie en l’espace d’une semaine, après des frappes qui ont pris pour cible une structure située dans la région de Masyaf, au nord-ouest du pays, vendredi dernier.

Un compte Twitter qui suit les activités militaires israéliennes en Syrie a affirmé que le raid avait visé des sites de la banlieue de Sayyidah Zaynab, dans le sud de Damas. La station de radio syrienne Sham FM a noté qu’un incendie s’était déclenché aux abords de l’aéroport international de Damas, au sud-est de la ville, suite à l’attaque – une information qui n’a pas pu être confirmée de manière indépendante.

Ces frappes aux missiles sol-sol ont eu lieu quelques heures après que le porte-parole arabophone de l’armée israélienne a accusé le gendre de Qassem Soleimani, commandant des forces al-Quds des Gardiens de la révolution, qui a été assassiné, d’avoir fait parvenir depuis l’Iran des armes à l’organisation terroriste du Hezbollah, un groupe mandataire de la république islamique, en utilisant des vols civils via la Syrie.

Avichay Adraee a accusé l’Iran et le Hezbollah « de mettre en danger des civils » en transportant ces armements jusqu’à l’aéroport international de Damas « dans un souci de discrétion ».

SANA, l’agence de presse de l’État syrien, a indiqué que la plus grande partie des missiles – qui ont été lancés depuis le plateau du Golan – ont été interceptés. Elle n’a pas détaillé les dégâts qui ont été commis sur les sites pris pour cible.

Les trois soldats tués auraient été responsables d’un système de défense antiaérien, selon les médias locaux.

Des correspondants de l’AFP à Damas ont dit avoir entendu de fortes explosions.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, une ONG basée au Royaume-Uni qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie mais dont le financement reste flou, les missiles visaient des bases iraniennes près de la capitale syrienne.

L’armée syrienne affirme après presque toutes les frappes israéliennes être parvenue à abattre les missiles envoyés en direction de son territoire – une affirmation qui, selon les responsables militaires et les analystes de la défense, une affirmation est très largement une exagération.

SANA a diffusé des images qui montreraient un missile antiaérien s’élever dans le ciel, perçant la nuit.

L’armée israélienne, qui n’a pas pour habitude de commenter les frappes individuelles, n’a pas réagi.

Israël a effectué des centaines de sorties dans le ciel syrien au cours de la dernière décennie, en particulier pour empêcher les tentatives des forces iraniennes de transférer des armes dans le pays ou d’y ancrer une présence.

Le 14 mai une frappe similaire a tué cinq soldats, et le 27 avril une autre a fait cent morts.

Les frappes israéliennes ont continué dans l’espace aérien syrien, qui est largement contrôlé par la Russie, alors même que les relations avec Moscou se sont détériorées, ces dernières semaines. L’État juif s’est trouvé en conflit avec la Russie en apportant un soutien de plus en plus appuyé à l’Ukraine, tout en cherchant à conserver sa liberté d’action dans le ciel de la Syrie.

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