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Des vols civils syriens utilisés pour livrer des armes au Hezbollah – Tsahal

Téhéran et le groupe terroriste mettent en danger les civils en transportant des armements avancés sur des vols civils depuis l'aéroport de Damas

Archives: Un combattant du Hezbollah tient un missile anti-aérien de fabrication iranienne, à droite, alors qu'il prend position avec son camarade, à gauche, entre des orangers, dans la ville frontalière côtière de Naqoura, au sud du Liban, le 20 avril 2017. (Crédit: AP Photo/Hussein Malla, File)
Archives: Un combattant du Hezbollah tient un missile anti-aérien de fabrication iranienne, à droite, alors qu'il prend position avec son camarade, à gauche, entre des orangers, dans la ville frontalière côtière de Naqoura, au sud du Liban, le 20 avril 2017. (Crédit: AP Photo/Hussein Malla, File)

Le gendre du commandant assassiné de la Force al-Qods des Gardiens de la Révolution iranienne, Qassem Soleimani, ferait passer des armes de l’Iran à son mandataire libanais, le Hezbollah, en utilisant des vols civils via la Syrie, a déclaré vendredi Tsahal, avertissant que cette pratique mettait en danger les civils à l’aéroport de Damas.

Dans une série de tweets, le porte-parole de Tsahal, Avichay Adraee, a détaillé – en langue arabe – l’opération, qui, selon lui, est supervisée par Sayyed Reza Hashim Safi a-Din, qui est marié à la fille de Soleimani, tué par un drone américain en janvier 2020.

Sayyed est le fils de Hashim Safi a-Din, chef du conseil exécutif du Hezbollah et considéré par certains membres du groupe terroriste comme l’héritier potentiel de son chef actuel Hassan Nasrallah.

« Dans le cadre de son rôle, Hashim Safi a-Din surveille les activités du Hezbollah auprès de la population chiite, communique avec des personnalités éminentes au Liban et supervise les relations avec les médias », écrit Adraee.

« Son fils Reza Safi a-Din est marié à la fille de Qassem Suleimani et se rend plusieurs fois par mois en Iran, où vit sa femme », a ajouté Adraee.

Pendant son séjour, il coordonne la contrebande d’armes de pointe à destination du groupe terroriste « en utilisant l’infrastructure, les ressources et le réseau d’activistes qu’il dirige », a ajouté le porte-parole.

Sayyed Reza Hashim Safi Al-Din. (Crédit : Twitter)

Adraee a accusé l’Iran et le Hezbollah de « mettre en danger les civils » en faisant passer les armements par des vols civils à l’aéroport international de Damas afin de « garder le secret ».

« L’organisation terroriste du Hezbollah exploite l’État du Liban et ses citoyens pour le terrorisme qui sert les intérêts iraniens », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il continuera à surveiller les « tentatives du groupe terroriste de porter atteinte à la sécurité de l’État d’Israël et agira si nécessaire pour la sécurité de l’État d’Israël et de ses citoyens ».

Israël accuse depuis longtemps l’Iran de transférer des munitions de pointe au groupe terroriste du Hezbollah libanais, via la Syrie.

Israël a effectué des centaines de sorties au-dessus de la Syrie au cours de la dernière décennie, principalement pour contrecarrer les tentatives des forces iraniennes de transférer des armes ou de s’implanter.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies dans l’espace aérien syrien, largement contrôlé par la Russie, malgré la détérioration des relations avec Moscou au cours des dernières semaines. Israël marche sur la corde raide avec la Russie, en soutenant de plus en plus l’Ukraine, tout en cherchant à maintenir la liberté de mouvement dans le ciel de la Syrie.

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