Trump : j’irai en Israël après avoir rencontré les leaders musulmans en Arabie Saoudite
Rechercher

Trump : j’irai en Israël après avoir rencontré les leaders musulmans en Arabie Saoudite

Attendu en Israël le 22 mai, le premier voyage du président à l'étranger pourrait aussi comprendre Bethléem. Il se rendra ensuite au Vatican pour y rencontrer le Pape

Le président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 16 février 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)
Le président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 16 février 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

WASHINGTON — Le premier voyage à l’étranger de Donald Trump comprendra des visites en Israël, en Arabie saoudite et au Vatican, a-t-il déclaré jeudi, soulignant qu’il rencontrera des responsables venus de tout le monde musulman en Arabie saoudite. Le Saint Siège a également confirmé que le Pape l’accueillerait à Rome.

« Mon premier voyage à l’étranger en tant que président des Etats-Unis m’amènera en Arabie Saoudite puis en Israël, puis dans un lieu que mes cardinaux aiment beaucoup, Rome », a indiqué Trump aux journalistes.

Un communiqué de la Maison Blanche a indiqué que cette visite en Israël avait pour objectif de « renforcer davantage le partenariat entre les Etats-Unis et Israël ». Indiquant que Trump rencontrerait à cette occasion le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin, le communiqué a expliqué que « les responsables débattront d’une série de problèmes régionaux, dont la nécessité de contrer les menaces posées par l’Iran et ses mandataires, et par l’EI et d’autres groupes terroristes. Ils discuteront également des moyens à mettre en place pour faire avancer une paix réelle et durable entre Israéliens et Palestiniens. »

Trump a également accepté une invitation à rencontrer le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a indiqué le communiqué, « pour évoquer les moyens de faire avancer la paix entre les Israéliens et les Palestiniens ainsi que les efforts visant à libérer le potentiel de l’économie palestinienne ». Le lieu de la rencontre n’a pas été précisé.

Il n’a pas l’intention d’aller à Ramallah, a annoncé la Deuxième chaîne, mais désire plutôt se rendre à Bethléem. Sa rencontre avec Abbas serait la deuxième en moins d’un mois.

Trump va ajouter ces trois étapes à une visite déjà annoncée aux sommets de l’OTAN et du G7 à Bruxelles et en Sicile à la fin du mois.

Trump devrait se trouver en Israël le 22 et le 23 mai.

Des membres de l’équipe de préparation du voyage du président américain, qui étaient en Israël ces derniers jours, ont indiqué que ce dernier souhaite prononcer le discours principal de sa visite au sein de l’état juif sur le site emblématique de la forteresse de Massada, a annoncé la Deuxième chaîne.

Pendant une conférence de presse, Trump a déclaré qu’il « commencera [son voyage à l’étranger] avec une réunion véritablement historique en Arabie saoudite avec des leaders de tout le monde arabe », notant que « l’Arabie saoudite est la tutrice des deux lieux les plus saints de l’islam. »

Utilisant un langage visiblement conciliant, il a ajouté : « C’est là que nous commencerons à construire une nouvelle fondation de coopération et de soutien avec nos alliés musulmans pour combattre l’extrémisme, le terrorisme et la violence et pour adopter un avenir plus juste et porteur d’espoir pour les jeunes musulmans dans leurs pays. »

Le Pape François recevra Trump au Vatican le 24 mai, a annoncé le Vatican.

Mercredi, Trump a reçu Abbas à Washington lors d’une réunion durant laquelle il a a affirmé croire en ses capacités à négocier un accord de paix israélo-palestinien.

« On va le réaliser. On va travailler tellement dur pour le réaliser. Cela fait longtemps déjà mais on va travailler avec diligence et je pense qu’il y a une très, très bonne chance », a dit Trump au cours d’une conférence de presse conjointe à la Maison blanche.

Le président, qui parle d’un accord de paix au Moyen Orient comme de « l’accord ultime », a indiqué qu’il souhaitait tenir le rôle – quel que soit sa nature – qui serait nécessaire pour finaliser cet accord convoité mais jusqu’à présent hors d’atteinte.

Le président américain Donald Trump et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors de la conférence de presse à la Maison Blanche le 3 mai 2017 à Washington (Crédit : AFP/NICHOLAS KAMM)
Le président américain Donald Trump et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors de la conférence de presse à la Maison Blanche le 3 mai 2017 à Washington (Crédit : AFP/NICHOLAS KAMM)

Abbas, dans des commentaires publiés sur Wafa, l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne, a exprimé sa « profonde reconnaissance » envers Trump après « une discussion constructive et approfondie qui a incarné le début prometteur de la paix sous l’administration Trump ».

Dans une interview accordée jeudi matin à la télévision officielle de l’AP, Abbas a indiqué que Trump était « enthousiaste » et qu’il « a une vision politique ».

« Nous avons évoqué de nombreux domaines différents dont la manière dont nous allons commencer rapidement à résoudre le problème palestinien. Le président américain s’est montré intéressé et enthousiaste. Il a une vision politique et nous allons nous joindre à lui avec l’espoir que cela mènera à cette solution », a dit Abbas.

Abbas a ajouté qu’après sa rencontre avec Trump à la Maison Blanche, les équipes américaine et palestinienne resteront en contact pour coordonner les relations bilatérales et les questions relatives aux négociations de paix.

Le dirigeant palestinien a aussi précisé qu’il avait invité Trump à visiter Bethléem lors des prochaines vacances de Noël. « Si Dieu le veut, il aura l’opportunité de nous rendre visite en Terre sainte », a-t-il déclaré.

Le moment choisi pour la visite de Trump – qui coïncide avec Yom Yeroushalayim, lorsque Israël fêtera le 50e anniversaire de la réunification de la ville après la guerre des Six Jours de 1967 – a suscité certaines spéculations, selon lesquelles il pourrait utiliser ce séjour de quarante-huit heures pour faire une annonce majeure concernant la ville.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Le républicain Ron DeSantis, représentant de Floride, a publiquement laissé entendre la semaine dernière que Trump pourrait annoncer la relocalisation de l’ambassade depuis Tel Aviv à Jérusalem lors de son passage en Israël.

« Quel meilleur moment pourrait-il y avoir pour annoncer la relocalisation de l’ambassade américaine à Jérusalem que lorsque vous-même, vous vous y trouvez, célébrant aux côtés de nos amis israéliens cet anniversaire si important de la libération de Jérusalem ? » a-t-il demandé.

Au cours de sa campagne, Trump a promis plusieurs fois de déménager l’ambassade, mais il a semblé faire marche arrière depuis qu’il a pris ses fonctions.

DeSantis, qui est président de la sous-commission de la Sécurité nationale, supervise l’ensemble des ambassades américaines partout dans le monde. Il s’est rendu en Israël au début de l’année pour trouver un possible site pour la relocalisation de l’ambassade.

DeSantis n’est pas le seul allié de Trump à affirmer que la question n’est pas enterrée.

Le vice-président américain Mike Pence, à gauche, fait prêter serment à David Friedman, au centre, nouvelle ambassadeur des Etats-Unis en Israël, en présence de son épouse Tammy, à Washington, D.C., le 29 mars 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Le vice-président américain Mike Pence, à gauche, fait prêter serment à David Friedman, au centre, nouvelle ambassadeur des Etats-Unis en Israël, en présence de son épouse Tammy, à Washington, D.C., le 29 mars 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Le vice-président Mike Pence a indiqué aux responsables juifs américains mardi que Trump réfléchit encore à ce déménagement.

« Le président des Etats-Unis, au moment où nous sommes en train de parler, envisage sérieusement la relocalisation de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem », a-t-il dit.

Trump devra prendre une décision importante à ce sujet.

Le Congrès a adopté une loi en 1995 décidant de la relocalisation de l’ambassade à Jérusalem, mais donnant la possibilité au président de créer des dispenses de six mois pour des raisons sécuritaires.

Depuis, chaque président – Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton – ont signé ce report tous les six mois.

La dernière dispense, signée au mois de décembre par Obama, expire à la fin du mois de mai. Trump sera alors dans l’obligation de la signer encore ou de tenir sa promesse de campagne.

L’AFP a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...