Un drone du Hezbollah frappe une maison à Metula, aucun blessé
Tsahal appelle à évacuer 10 villes du Sud-Liban avant des frappes contre le groupe terroriste ; Ben Gvir et Smotrich réclament des attaques massives ; Aoun : le retrait israélien est "non négociable"
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Un drone chargé d’explosifs lancé par le Hezbollah s’est abattu lundi sur la localité frontalière de Metula, au nord du pays. Il a touché la maison d’un habitant, sans faire de blessé.
Cette attaque a conduit les ministres d’extrême droite à réclamer une intensification des combats au Liban, dans la perspective d’un éventuel accord entre l’Iran et les États-Unis qui pourrait entraver les actions d’Israël contre ce groupe terroriste.
Cette frappe s’est produite après une série d’incursions de drones, qui ont fait retentir les sirènes dans les communautés situées le long de la frontière israélo-libanaise. Aucun blessé n’a été signalé.
Après le déclenchement des sirènes dans la communauté d’Arab al-Aramshe, l’armée israélienne a annoncé avoir identifié une « cible aérienne suspecte », mais avoir ensuite perdu le contact avec celle-ci, évoquant la possibilité qu’un drone ait été repéré avant de sortir de la zone surveillée – ou de s’écraser.
Quelques heures plus tard, les sirènes ont de nouveau retenti dans plusieurs villes frontalières, avertissant d’une nouvelle incursion présumée de drone. Peu après, l’armée israélienne a expliqué qu’un drone s’était écrasé dans une zone où se trouvaient des soldats, dans le sud du Liban.
פגיעה ישירה של רחפן נפץ במטולה. נגרם נזק, עד כה לא דווח על נפגעים בגוף pic.twitter.com/5dVGxeNo8k
— almog boker (@bokeralmog) May 25, 2026
Dans le sillage de la frappe de Metula, le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, a déclaré que le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait « informer » le président américain Donald Trump de la reprise de la guerre au Liban.
« Nous ne devons pas tolérer cette réalité qu’est l’utilisation de drones explosifs. Le temps est venu pour le Premier ministre de frapper du poing sur le bureau de Trump et de l’informer que la guerre reprend au Liban », a martelé Ben Gvir dans un communiqué, à quelques jours d’une nouvelle série de pourparlers entre Israël et le Liban, qui doit se tenir à Washington.
« Il faut priver le Liban d’électricité, prendre le Zahrani et revenir à une guerre de haute intensité », a-t-il ajouté, mentionnant un fleuve situé au nord du Litani, et laissant ainsi entendre sa volonté d’étendre le théâtre des opérations.
Le ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a pour sa part appelé à bombarder Beyrouth, dans une déclaration distincte par laquelle il a également déclaré avoir validé l’allocation d’un budget de 2 milliards de shekels à des « solutions technologiques visant à contrer la menace des drones ».
« On ne répond pas à une menace stratégique par la seule défense ; pour chaque drone explosif, ce sont dix bâtiments de Beyrouth qui doivent s’effondrer », a affirmé Smotrich.
Ces propos belliqueux ont été tenus au lendemain de l’assassinat d’un soldat de l’armée israélienne et des blessures graves infligées à un autre par un drone explosif, qui viennent s’ajouter aux autres pertes enregistrées ces dernières semaines, alors que l’armée peine à contrer la menace que représentent les drones.
Ils s’inscrivent également dans un contexte d’inquiétude en Israël quant à la possibilité que l’accord en cours d’élaboration pour mettre un terme à la guerre entre les États-Unis et l’Iran puisse inclure une clause proclamant la fin des combats au Liban.
Jérusalem, qui a lancé la guerre en Iran aux côtés des États-Unis, a été presque totalement écartée des négociations entre Washington et Téhéran, selon certaines informations.
Par ailleurs, le Liban et Israël ont entamé le mois dernier des discussions historiques sous l’égide des États-Unis. Les deux pays se préparent à participer à un quatrième cycle de négociations début juin, qui sera précédé d’une réunion entre les délégations militaires au Pentagone, le 29 mai.
Dans la perspective de ces pourparlers, le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que le retrait d’Israël du sud de son pays constituait une exigence « non négociable », sur laquelle les responsables insisteraient lors des négociations.
Dans un communiqué commémorant le retrait israélien du sud du pays en 2000, Joseph Aoun a affirmé que cet anniversaire intervenait alors que « le Liban est accablé par une réalité douloureuse ».
« Les attaques israéliennes n’ont pas cessé, et nos chers villages du sud souffrent toujours, sous le joug d’une occupation renouvelée », a-t-il déploré. « Le Liban refuse d’accepter cette réalité. »
« La voie vers un retrait israélien total demeurera une revendication nationale constante, non négociable, que l’Etat libanais s’emploie à obtenir à travers les négociations », a ajouté Aoun.
Les responsables israéliens ont néanmoins fait savoir que les forces armées resteraient dans le sud du Liban jusqu’à ce que la menace posée par le Hezbollah soit écartée.
Par ailleurs, l’armée israélienne a émis lundi des avis d’évacuation concernant dix villages et localités du sud du Liban, avant de lancer des frappes aériennes contre des cibles du Hezbollah.
Les habitants de Nabatiyeh at-Tahta, Al-Lwaiza, Sajd, Ain Qana, Harouf, Zibdin, Kfar Reman, Doueir, Adshit Al-Shaqif et Meidoun ont reçu l’ordre de se mettre à l’abri à au moins un kilomètre des localités concernées.
« Face aux violations de l’accord de cessez-le-feu par l’organisation terroriste du Hezbollah, l’armée israélienne se voit contrainte d’agir contre celle-ci par la force. Son intention n’est pas de vous nuire », a prévenu le porte-parole de l’armée, le colonel Avichay Adraee.
#عاجل ‼️انذار عاجل الى سكان لبنان المتواجدين في البلدات والقرى التالية: النبطية التحتا, اللويزة (جزين), سجد (جزين), عين قانا, حاروف, زبدين (النبطية), کفر رمان, الدوير, عدشيت الشقيف, ميدون
????في ضوء قيام حزب الله الارهابي بخرق اتفاق وقف اطلاق النار يضطر جيش الدفاع للعمل ضده بقوة.… pic.twitter.com/AzI1iuF7Qi
— افيخاي ادرعي (@AvichayAdraee) May 25, 2026
Plus tard, Adraee a appelé à l’évacuation de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, et de ses environs, en prévision de frappes aériennes visant les infrastructures du Hezbollah.
« Nous appelons les habitants des bâtiments qui seront signalés en rouge sur les plans qui seront publiés ultérieurement à évacuer immédiatement leurs domiciles, pour leur propre sécurité. L’armée israélienne n’a pas l’intention de leur faire du mal », a-t-il déclaré.
Sur le front intérieur, l’armée israélienne a confirmé les informations selon lesquelles elle s’apprêtait à émettre des alertes préalables en cas de tirs de roquettes par le Hezbollah depuis le Liban. Ce système d’alerte précoce ne s’appliquera toutefois pas aux attaques de drones.
Dans un communiqué, l’armée a indiqué que le Commandement du Front intérieur s’était récemment consacré à la mise en place de la diffusion d’alertes précoces en cas de tirs de roquettes depuis le Liban, « afin de donner à la population un délai de préparation supplémentaire, lorsque cela est possible », soulignant que cette mesure visait à « sauver des vies ».
« Une fois le dispositif mis en place, la population sera informée via les plateformes officielles du Commandement du Front intérieur et du service de presse de l’armée », peut-on lire dans le communiqué.
Selon des informations rapportées dimanche par la chaîne N12, ce nouveau système d’alerte devrait entrer en vigueur dans les jours qui viennent. Il offrira aux civils un délai de préparation supplémentaire avant le déclenchement des sirènes, pouvant aller de quelques secondes dans les communautés frontalières du nord à deux minutes dans les zones plus éloignées du pays.
la Communauté du Times of Israël !







