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Un festival norvégien refuse un film israélien sur des enfants handicapés

Les organisateurs ont dit au réalisateur qu'ils soutiennent le boycott culturel de l'État juif, à moins que les films traitent de l'occupation

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Une image du documentaire israélien 'The Other Dreamers'  (capture d'écran YouTube)
Une image du documentaire israélien 'The Other Dreamers' (capture d'écran YouTube)

Un festival norvégien de films a récemment refusé un documentaire israélien sur des enfants handicapés, disant à son metteur en scène qu’il soutient le boycott contre l’Etat juif et ne programmera pas de films israéliens à moins que ceux-ci traitent du conflit israélo-palestinien.

Roy Zafrani, le réalisateur de « The Other Dreamers, » juge « absurde » la décision des organisateurs du festival, a rapporté mercredi le quotidien Yedioth Ahronoth.

« Je suis désolé, mais nous ne pouvons pas projeter ce film, » ont écrit les organisateurs à Zafrani.

« Nous soutenons le boycott universitaire et culturel d’Israël de sorte qu’à moins que les films traitent de l’occupation illégale, de l’occupation, du blocus de Gaza, ou encore de la discrimination des Palestiniens, nous ne pouvons pas les programmer. »

Zafrani a dénoncé la décision tout en refusant de nommer le festival du film en question.

« Le cinéma doit rassembler les peuples, pas les séparer, » a-t-il déclaré au journal. « Je vois des films de partout dans le monde, de Syrie et d’Iran, et apprends sur les gens au-delà de leur gouvernants. Personne ne boycotterait un réalisateur iranien en raison de ce que fait son gouvernement, donc s’il ne reçoit pas ce genre de réaction, je ne devrais pas non plus en faire l’objet. »

Zafrani affirme que le film n’a reçu aucun financement du gouvernement israélien.

« C’est absurde. Je ne suis pas un homme politique. Je ne suis pas responsable des actes de mon gouvernement », a-t-il dit.

« Il s’agit dun film entièrement indépendant, sans aucun financement provenant de subventions publiques israéliennes, de sorte que le boycott ne peut même pas se justifier en disant qu’il a été réalisé avec le soutien du gouvernement. »

« Ce boycott s’explique tout simplement parce qu’il s’agit d’un film montrant un aspect différent et sympathique d’Israël, » a-t-il ajouté.

« The Other Dreamers » (2013), qui suit quatre enfants israéliens handicapés qui poursuivent leurs rêves, a été projeté dans des festivals aux États-Unis, en Espagne, en Italie, en Australie et en Inde.

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