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Une femme incarcérée après avoir qualifié l’incendie de la tour Grenfell de « sacrifice juif »

Tahra Ahmed, 51 ans, est reconnue coupable d'avoir attisé la haine raciale après l'incendie de la tour Grenfell qui a fait 72 morts

Des policiers gardent un cordon de sécurité alors qu'un immense incendie ravage la Grenfell Tower à l'ouest de Londres, le 14 juin 2017 (Crédit : Daniel Leal-Olivas/AFP Photo)
Des policiers gardent un cordon de sécurité alors qu'un immense incendie ravage la Grenfell Tower à l'ouest de Londres, le 14 juin 2017 (Crédit : Daniel Leal-Olivas/AFP Photo)

Une londonienne a été incarcérée vendredi pour incitation à la haine raciale en faisant des commentaires antisémites en lien avec la tragédie de la tour Grenfell qui a coûté la vie à 72 personnes en 2017.

Tahra Ahmed, 51 ans, a été reconnue coupable de deux chefs d’accusation d’incitation à la haine raciale après avoir relayé des théories du complot antisémites sur les réseaux sociaux suite à l’incendie meurtrier.

Quelques jours après l’incendie dévastateur d’un gratte-ciel à Londres, Ahmed a publié en ligne un post où l’on pouvait lire que les victimes de l’accident « ont été brûlées vives lors d’un sacrifice juif ».

Quelques jours plus tôt, elle avait écrit que les Juifs étaient « derrière la torture rituelle » et « le meurtre d’enfants ».

À une autre occasion, elle a lié l’incendie de la tour Grenfell aux théories du complot antisémites associées aux attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis.

De la fumée s’échappe d’une des tours du World Trade Center tandis que des flammes et des débris explosent de la deuxième tour, mardi 11 septembre 2001. (AP Photo/Chao Soi Cheong)

Après avoir publié les déclarations sur sa page Facebook, Ahmed a été dénoncée à la police par des organisations locales juives, le Community Security Trust (CST) et Campaign Against Antisemitism.

Au cours de son procès, le procureur Hugh French a déclaré que ses messages avaient « franchi la ligne de ce qui est acceptable dans une société libérale », notant que son compte Facebook avait révélé un historique antisémite.

Ahmed a affirmé lors de son procès que ses propos étaient politiques. French a répondu en notant que si son historique sur les réseaux sociaux démontrait « des croyances fermement ancrées », les messages écrits après l’incendie de la tour Grenfell étaient « des démonstrations claires de haine raciale ».

Ahmed a été condamné à 11 mois de prison par la Cour pénale centrale d’Angleterre.

Ahmed n’était pas la seule personne à partager des théories du complot antisémites au lendemain de la tragédie de Londres.

Nazim Ali, haut responsable de la Commission islamique des droits de l’homme (IHRC), a été accusé en juillet 2017 d’avoir imputé l’incendie à des accords louches entre le gouvernement et les sionistes.

Alors qu’il assistait à un rassemblement pour la Journée d’Al Quds en juin 2017, Ali a déclaré que les victimes de l’incendie avaient été « tuées par des sionistes », ajoutant plus tard : « Ce sont les sionistes qui donnent de l’argent au parti conservateur pour tuer des gens dans des gratte-ciel…. Attention, attention, attention à ces rabbins qui appartiennent au Board of Deputies of British Jews, qui ont du sang sur les mains. »

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