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USA : Les députés favorables à une alliance d’Israël et 9 États arabes contre l’Iran

Des projets de loi bipartisans, à la Chambre et au Sénat, souhaitent qu'Israël s'allie à l’Irak, l’Arabie saoudite, Oman, le Koweït et le Qatar, sans visibilité sur leurs positions

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le Commandant de la Garde révolutionnaire iranienne, le Maj. Gén. Hossein Salami (à droite) devant le système de défense aérienne Khordad-3 lors d’une visite d’une exposition au musée de la Révolution islamique et de la Sainte Défense à Téhéran, le 21 septembre 2019. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Le Commandant de la Garde révolutionnaire iranienne, le Maj. Gén. Hossein Salami (à droite) devant le système de défense aérienne Khordad-3 lors d’une visite d’une exposition au musée de la Révolution islamique et de la Sainte Défense à Téhéran, le 21 septembre 2019. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Des groupes bipartisans de députés américains, à la Chambre et au Sénat, ont présenté jeudi un projet de loi visant à créer un système de défense anti-aérienne intégré visant à renforcer la coopération entre Israël et les États arabes voisins contre l’Iran.

La loi sur la dissuasion des forces ennemies et l’habilitation des défenses nationales (DEFEND) est le dernier projet en date aux États-Unis pour renforcer les accords d’Abraham, des accords que l’administration Trump a négociés entre Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc en 2020.

La loi autoriserait le Département américain de la Défense à coopérer avec Israël, l’Égypte, la Jordanie, l’Irak et l’ensemble du Conseil de coopération du Golfe – Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar, Oman et Koweït – pour développer et mettre en œuvre une architecture intégrée de défense aérienne et antimissile afin de se défendre contre les menaces iraniennes.

À l’exception de l’Égypte, de la Jordanie et, plus récemment, des Émirats arabes unis et de Bahreïn, Israël n’entretient pas de relations officielles avec le reste des pays repris dans le projet de loi américain. Avec certains, il entretient des relations discrètes, qui se sont développées ces dernières années dans le but de coopérer contre l’Iran, mais le parlement irakien a, pour sa part, adopté le mois dernier une loi criminalisant la normalisation des relations avec l’État juif.

Rien n’indique à ce stade si les pays repris dans le projet y sont favorables ou s’ils ont été consultés au préalable.

L’idée d’un système de défense anti-aérienne conjoint entre Israël et ses voisins arabes n’est pas nouvelle, et elle a été évoquée lors du sommet du Néguev en présence des ministres des Affaires étrangères d’Israël, des États-Unis, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc et de l’Égypte en mars dernier. Il aurait également été discuté lors de pourparlers entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, que Washington espère voir aboutir, afin que Riyad s’engage à normaliser ses relations avec Israël.

Le projet de loi exigerait que le Département de la Défense publie, dans les 180 jours suivant son adoption, un rapport au Congrès sur la faisabilité d’un tel système de défense anti-aérienne pour contrer les programmes de missiles balistiques, de drones et de roquettes de l’Iran.

Le projet de loi a été présenté au Sénat par les Démocrates Jacky Rosen et Cory Booker et les Républicains Joni Ernst et James Lankford. À la Chambre, il a été présenté par les Démocrates Brad Schneider, David Trone et Jimmy Panetta et par les Républicains McMorris Rodgers, Ann Wagner et Don Bacon. Tous les soutiens sont des membres du groupe des Accords d’Abraham du Congrès, qui a été créé cette année.

« L’Iran, sur le point d’obtenir l’arme nucléaire, menace nos alliés dans la région de nombreuses manières. Soutenir nos alliés en suscitant l’unité et en renforçant les capacités de sécurité partagées est essentiel pour faire face aux menaces iraniennes », a précisé Schneider dans un communiqué.

« Le leadership américain, dans le développement d’une défense anti-aérienne et anti-missile intégrée, fournirait la sécurité essentielle, la stabilité et une défense unifiée à la région. La loi DEFEND est l’exemple même du travail décisif, bipartisan et bicaméral, sur lequel le Congrès doit mettre l’accent dans la quête de la paix et de la stabilité régionale », a-t-il conclu.

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