Washington approuve la vente de son système anti-missiles Patriot à Ankara
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Washington approuve la vente de son système anti-missiles Patriot à Ankara

Si la Turquie se dote des S-400 russes, cela pourrait remettre en cause" la vente à Ankara de F-35 américains et l'exposerait à des sanctions de la part des Etats-Unis

Le président américain Donald Trump, à gauche, s'entretient avec le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un sommet des chefs d'État et de gouvernement réunis au siège de l'OTAN à Bruxelles, le mercredi 11 juillet 2018. (Crédit : AP / Markus Schreiber)
Le président américain Donald Trump, à gauche, s'entretient avec le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un sommet des chefs d'État et de gouvernement réunis au siège de l'OTAN à Bruxelles, le mercredi 11 juillet 2018. (Crédit : AP / Markus Schreiber)

Les Etats-Unis ont approuvé mercredi la vente de leur système de missiles antimissiles Patriot à la Turquie pour un montant global de 3,5 milliards de dollars, a annoncé l’administration américaine.

Cette décision, qui peut encore faire l’objet d’une opposition du Congrès américain, se veut une « alternative » au système antimissiles russe S-400, qu’Ankara souhaite acheter malgré les mises en garde américaines, a expliqué à l’AFP un porte-parole du département d’Etat américain.

« Nous avons clairement prévenu la Turquie que l’achat potentiel du système S-400 pourrait remettre en cause » la vente à Ankara d’avions de chasse F-35 américains et l’exposerait à des sanctions de la part des Etats-Unis, a-t-il ajouté.

« Les Etats-Unis ont longtemps expliqué qu’ils voulaient travailler sur la défense antiaérienne et antimissiles avec la Turquie, et lui ont proposé ces dernières années de prendre en considération le système Patriot, qui est compatible avec l’Otan. Si la Turquie devait décider d’accepter cette proposition de vente, ce serait le meilleur choix pour les besoins de sa défense », a insisté ce porte-parole.

La balle est donc désormais dans le camp turc.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan estimait il y a encore quelques semaines que son pays avait « besoin » du système antiaérien russe S-400. Un accord d’achat en ce sens avait été conclu, mais les Américains ont redoublé de pressions pour s’opposer à cette transaction.

Les relations américano-turques, au plus bas cet été, se sont également nettement détendues depuis que le pasteur américain Andrew Brunson a été libéré en octobre par la justice turque après un an et demi de détention.

La Syrie reste un point de crispation entre les deux pays alliés au sein de l’Otan.

Recep Tayyip Erdogan a ainsi affirmé lundi sa détermination à se « débarrasser » des milices kurdes dans le nord de la Syrie si leur parrain américain ne les contraignait pas à s’en retirer.

Or, Washington a annoncé mercredi le début du retrait des soldats américains déployés dans cette région, sans que l’on sache dans l’immédiat quelles seraient les conséquences pour ses alliés kurdes.

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