Quelques heures après sa libération de prison, où il a purgé une peine de 20 ans de détention pour avoir abattu sept écolières israéliennes, l’ex-soldat jordanien Ahmad Dakamseh a déclaré dimanche que les Israéliens étaient des « déchets humains » qui devaient être éradiqués.

Dakamseh a tenu ses propos à la chaîne al-Jazeera, peu après être revenu dans son village d’Ibdir.

« Les Israéliens sont des déchets humains, que le reste du monde a vomis à nos pieds, a-t-il déclaré. Nous devons les éliminer par le feu ou par des funérailles. Si cela n’est pas fait de nos mains, la tâche en reviendra aux générations futures. »

S’adressant au peuple jordanien, Dakamseh a déclaré : « ne croyez pas le mensonge de la normalisation avec l’entité sioniste. Ne croyez pas le mensonge de la solution à deux états. La Palestine est une terre, de la rivière à la mer, il n’y a pas d’état appelé ‘Israël’. »

Ahmad Dakamseh pendant son procès en Jordanie. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Ahmad Dakamseh pendant son procès en Jordanie. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Dans un autre entretien avec le journal jordanien Al-Rad, Dakamseh a déclaré qu’il ne voulait pas entraîner une instabilité politique en Jordanie, et a indiqué qu’il ne prévoyait pas de mener d’autres attaques.

« Ma position concernant les sionistes est connue. J’ai fait ce que j’ai fait il y a 20 ans, et c’est tout », a-t-il déclaré.

En mars 1997, Ahmad Dakamseh avait tiré à l’arme automatique sur des écolières israéliennes en excursion sur « l’île de la Paix » à Naharayim (Baqura), une péninsule pittoresque située sur le Jourdain, près de la frontière israélienne, tuant sept d’entre elles et en blessant cinq autres ainsi qu’une enseignante.

Un tribunal jordanien l’avait ensuite jugé mentalement instable, et l’avait condamné à la prison à perpétuité plutôt que d’imposer une condamnation à mort.

Keren Ofri Mizrachi, l’une des fillettes blessées par Dakamseh pendant l’attaque, a déclaré que sa libération était un jour difficile pour elle. Elle a dit à la Dixième chaîne qu’il avait tiré quatre fois sur elle à bout portant, alors qu’elle tentait de fuir le carnage. Sa jumelle avait elle aussi été blessée pendant l’attaque.

« J’ai vu son regard meurtrier », a-t-elle déclaré, ajoutant que sa libération avait fait revenir des souvenirs. Elle a le sentiment d’être « à nouveau blessée ». Mais, a-t-elle ajouté, « j’ai choisi de vivre. Je ne permettrais à rien ni à personne de me briser. Je suis forte. Je suis une Juive fière. J’ai une famille et des enfants, ils sont ma force. »

L’AFP a contribué à cet article.