Netanyahu : L’Iran est comparable à l’Allemagne nazie dans son « engagement à tuer des Juifs »
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Netanyahu : L’Iran est comparable à l’Allemagne nazie dans son « engagement à tuer des Juifs »

Mais, alors qu'il s'exprimait au Forum de Saban, le Premier ministre a dit qu'Israël serait le "tout premier pays" à renouer des liens après la chute du régime de l'ayatollah Khamenei

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a comparé dimanche l’Iran à l’Allemagne nazie, soulignant « l’engagement [de la République islamique] à tuer des Juifs ». Dans la foulée, Netanyahu a affirmé qu’Israël serait le tout premier pays à renouer des liens avec l’Iran une fois que le régime de l’ayatollah Ali Khamenei se serait effondré.

Dans une vidéo qui a été diffusée au Forum de Saban de Washington, organisé par le Brookings Institute, Netanyahu s’est référé au prince héritier saoudien et ministre de la Défense Mohammed ben Salman qui a qualifié le chef suprême de l’Iran de « nouvel Hitler du Moyen-Orient » qu’il faut nécessairement arrêter dans sa course.

« Manifestement, il y a des différences importantes entre l’Allemagne nazie et la République islamique d’Iran », a indiqué Netanyahu.

« Mais les deux régimes ont deux choses importantes en commun. La première, c’est un engagement impitoyable à vouloir imposer la tyrannie et le terrorisme. Et, la seconde, c’est un engagement sans pitié à assassiner des Juifs ».

Environ 20 000 Juifs vivent actuellement en Iran.

Netanyahu a ensuite évoqué un nouveau livre sur la Deuxième guerre mondiale qu’il est en train de lire et qui condamne les politiques dites d’apaisement qui avaient été mises en oeuvre par les politiciens britanniques qui pensaient qu’Hitler n’était pas la menace qui avait pu leur être décrite par d’autres.

« L’aveuglement », a dit Netanyahu en citant le nom de l’auteur de l’ouvrage, Victor Davis Hanson, « est le lait maternel des tyrannies ».

« Je suis sûr qu’un grand nombre d’entre vous ont entendu l’éloquent ministre des Affaires étrangères iranien expliquer, de manière charmante, que l’Iran est une puissance moderne. Qu’elle n’entretient de haine envers personne. D’accord », a déclaré sarcastiquement Netanyahu.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d’une conférence de presse après avoir rencontré son homologue français à Téhéran, le 31 janvier 2017. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

S’adressant directement à Zarif, il a déclaré qu’il répéterait directement ces propos aux journalistes torturés et aux étudiants morts sous les balles dans les rues de l’Iran, aux « dizaines de milliers de personnes » assassinées par les mandataires iraniens en Syrie, aux Juifs d’Argentine dont les êtres chers avaient perdu la vie, tués par des terroristes soutenus par l’Iran, ainsi qu’aux Israéliens « qui sont régulièrement promis à l’élimination par les leaders fanatiques de l’Iran ».

« Je parle très souvent de l’Iran parce que j’ai lu l’histoire », a continué Netanyahu. « Quand des tyrans appellent à la destruction de mon peuple, je les crois. Je ne peux pas me payer le luxe d’ignorer leurs menaces génocidaires ».

Le Premier ministre a continué en réaffirmant la politique israélienne de ne pas permettre à la République islamique d’acquérir l’arme nucléaire et de s’enraciner militairement en Syrie. L’accord sur le nucléaire de 2015, connu sous le nom de ‘Joint Comprehensive Plan of Action’ (JCPOA), autorisera Téhéran à produire un arsenal d’armes nucléaires en une décennie, a-t-il dit.

Le président américain Trump a créé une « opportunité de rectifier les gros défauts du JCPOA. Je vous recommande vivement à vous, au sein de la communauté politique, d’aider les décideurs dans les capitales d’Europe comme au Capitole à profiter de cette opportunité », a-t-il ajouté.

« Mes amis, un jour, le régime iranien s’effondrera. Des mères et des pères iraniens se réjouiront dans les rues. Israël sera en tête de file pour renouer des relations et reconstruire notre partenariat », a-t-il continué.

« Ce n’est que l’une des raisons pour lesquelles j’ai tellement confiance dans notre avenir. Aujourd’hui, Israël est davantage accueilli par les nations du monde que cela n’a jamais été le cas. Notre économie monte en flèche. Nos relations étrangères prospèrent. Notre armée est plus puissante que jamais ».

Il a ajouté que « lorsque je regarde devant moi, dans 50 ou 100 ans, je pense qu’Israël sera ouvertement reconnu par ses voisins arabes plutôt que dans le secret, comme c’est le cas aujourd’hui ».

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