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Zarif : L’Iran est « chez lui » au Moyen-Orient

"Le but de l'administration américaine est d'expulser l'Iran de la Syrie", a déclaré le chef de la diplomatie iranienne

Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, pendant la 53e Conférence sur la sécurité de Munich, le 19 février 2017. (Crédit : Christof Stache/AFP)
Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, pendant la 53e Conférence sur la sécurité de Munich, le 19 février 2017. (Crédit : Christof Stache/AFP)

L’Iran est un acteur important au Moyen-Orient et entend le rester car il y est « chez lui », a affirmé jeudi à Rome le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Interrogé au cours d’un colloque sur le retrait de l’Iran des Etats où il est actuellement engagé, comme en Syrie par exemple, M. Zarif a déclaré que son pays y était présent à l’invitation du gouvernement syrien.

« Le but de l’administration américaine est d’expulser l’Iran de la Syrie », a déclaré le ministre iranien devant les participants au colloque Rome MED ouvert jeudi dans la capitale italienne.

L’Iran de son côté « n’essaie pas d’exclure des acteurs régionaux, l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis ou l’Egypte », car « tous les pays (de la région) ont besoin de travailler ensemble », a-t-il assuré.

« C’est notre région, c’est le Golfe persique, pas le Golfe de Mexico », a-t-il encore lancé.

Le ministre iranien a également réitéré ses critiques envers l’administration américaine jugeant « très dangereuses » les politiques qu’elle met actuellement en oeuvre.

« Nous avons des problèmes avec les politiques émanant de Washington, je pense qu’elles sont extrêmement dangereuses », car « impulsives et dénuées de tout sens des réalités », a dit le chef de la diplomatie iranienne.

L’administration américaine a besoin d’une « réorientation, d’un ajustement cognitif en ce qui concerne notre région », a-t-il ajouté, se refusant à commenter les conjectures sur le départ prochain du Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

Il a également réitéré ses critiques sur la volonté américaine de remettre en cause l’accord nucléaire conclu avec les grandes puissances en 2015.

Les Etats-Unis « exigent davantage (…), cela envoie un signal négatif » aux autres pays qui peuvent alors penser qu’on ne peut pas se fier à la négociation, a-t-il expliqué

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