Le procureur général Avichai Mandelblit a rejeté l’idée d’expulser les familles des terroristes palestiniens vers la bande de Gaza, repoussant l’idée qui a été vantée par des ministres du Likud comme une dissuasion supplémentaire pour empêcher les attaques terroristes des loups solitaires.

Mandelblit a récemment jugé que déporter les familles de ceux qui ont mené des attaques contre des citoyens israéliens était contraire aux lois israéliennes et internationales, a annoncé dimanche la radio militaire.

Selon le reportage, plusieurs ministres du Likud ont soulevé l’option de l’expulsion pendant des réunions du cabinet ces dernières semaines à la suite de cinq mois d’attaques quasi quotidiennes par des Palestiniens contre des civils israéliens ou des forces de sécurité.

Une source qui était présente pendant les débats a affirmé que ce n’était que les objections de Mandelblit qui ont empêché la politique d’être déjà mise en place.

Jeudi dernier, le site d’informations Ynet a annoncé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu soutenait l’expulsion des familles de terroristes et qu’il a affirmé que les paperasseries légales qui empêchaient cette action étaient une mauvaise interprétation de la convention de Genève.

« Il y a une chose que nous n’avons pas réussie à faire, aurait déclaré Netanyahu à une réunion du Likud. Nous n’avons pas réussi à provoquer la déportation des familles des terroristes. Nous ne pouvons pas le faire parce que les tribunaux définissent ceci comme un crime de guerre. C’est ainsi qu’il est défini dans la convention de Genève etc. »

« Je pense que l’intention ici [dans la convention de Genève] concerne la relocalisation de populations entières, a-t-il continué. Ils l’interprètent comme relocaliser une personne ou une autre. Je suis certain que ce n’était pas l’intention de ceux qui ont légiféré par cette convention. Mais c’est comme cela qu’ils l’interprètent dans le monde et, malheureusement, c’est comme cela qu’ils l’interprètent ici. »

Photo illustrative d'une femme palestinienne marchant au milieu des décombres d'une maison après que les forces de sécurité israéliennes ont démoli les maisons de deux terroristes palestiniens dans le quartier palestinien de Jabal Mukaber à Jérusalem-Est, le 6 octobre, 2015. (AFP / THOMAS COEX)

Photo illustrative d’une femme palestinienne marchant au milieu des décombres d’une maison après que les forces de sécurité israéliennes ont démoli les maisons de deux terroristes palestiniens dans le quartier palestinien de Jabal Mukaber à Jérusalem-Est, le 6 octobre, 2015. (AFP / THOMAS COEX)

Nombre d’autres mesures utilisées comme mesures de dissuasion par Israël, comme les démolitions de maisons, les fermetures des villes des terroristes et la révocation des permis de travail ont été critiquées comme des formes de punition collective.

Vingt-neuf Israéliens et trois non Israéliens ont été tués par ces attaques, pendant lesquelles 170 Palestiniens ont aussi été tués, dont les deux tiers pendant qu’ils attaquaient des Israéliens, et les autres pendant des affrontements avec des soldats, selon l’armée israélienne.

Les attaques ne semblent pas avoir une direction organisée et ont été menées par des individus ou des groupes de Palestiniens apparaissant agir de leur plein gré.

Mandelblit, qui a été secrétaire de cabinet du gouvernement de Netanyahu, a pris le poste de procureur général au début du moi.

Dans l’une de ses premières décisions à ce poste, Mandelblit a déclaré qu’Israël devait épargner la maison de Shadi Ahmad Matua, à Hébron, parce que le père de l’homme armé l’avait remis à l’agence de sécurité du Shin Bet.

Matua, âgé de 28 ans et marié avec deux enfants, est accusé du meurtre du rabbin Isaac Litman, 40 ans, et de son fils Netanel, 18 ans, dans une attaque à main armée en novembre. Son père et son frère l’ont dénoncé peu après, craignant que leur maison ne soit détruite en punition.