WASHINGTON – Le président américain élu Donald Trump serait prêt à nommer un important cadre de Goldman Sachs pour coordonner la politique économique de sa future administration. Il s’agirait de la dernière d’une série de nominations de cadres d’une entreprise qu’il a constamment attaquée pendant sa campagne.

NBC a annoncé vendredi que Trump nommerait Gary Cohn, président et directeur des opérations de l’entreprise financière, à la tête du Conseil économique de la Maison Blanche. L’équipe de transition de Trump n’a pas commenté cette information.

Cohn, 56 ans, est né à Cleveland. En 2009, il a fondé le Centre étudiant juif Cohn à l’université publique Kent, nommé d’après ses parents.

Cohn est le dernier banquier ou ancien de Goldman Sachs que Trump a nommé dans son gouvernement. Il rejoint Steve Mnuchin, secrétaire désigné au Trésor, et Bayo Ogunlesi, membre du Forum politique et stratégique de Trump, qui siège au conseil d’administration de l’entreprise de Wall Street.

Steven Mnuchin pendant City Harvest: An Event Of Practical Magic à New York, le 24 avril 2014. (Crédit : Andrew H. Walker/Getty Images for City Harvest via JTA)

Steven Mnuchin pendant City Harvest: An Event Of Practical Magic à New York, le 24 avril 2014. (Crédit : Andrew H. Walker/Getty Images for City Harvest via JTA)

Le superviseur direct de Cohn chez Goldman Sachs est Lloyd Blankfein, le président directeur général de la banque, qui a été vilipendé dans la dernière publicité de campagne de Trump.

Elle faisait écho aux théories du complot antisémites en association des visages juifs au contrôle du monde. Pendant la campagne, le candidat républicain avait accusé la banque d’avoir le « contrôle total, total » de son rival des primaires, le sénateur du Texas Ted Cruz, puis de la candidate démocrate, Hillary Clinton.

Trump n’a pas directement déclaré pourquoi il embauchait des individus venus d’un secteur qu’il a dénigré, mais il a affirmé qu’il voulait dans son équipe des créateurs d’emplois et d’argent qui ont fait leurs preuves.

Cohn a une réputation de dureté, mais aussi de mener ses projets à bien, selon un portrait de lui publié par le Wall Street Journal l’année dernière. Dans un éditorial publié en 2014 dans le New York Times, Greg Smith, cadre dirigeant de Goldman Sachs, avait écrit le jour de sa démission que Blankfein et Cohn étaient responsables du « déclin de la fibre morale de l’entreprise » qui avait placé les intérêts de la firme au-dessus de ceux de ses clients.