Le soldat nazi qui a participé à l’assassinat de Juifs pendant l’Holocauste coulait des jours paisibles à Londres depuis 66 ans jusqu’à sa mort récente, selon un chasseur de nazis britannique.

L’homme, un ancien soldat SS d’une unité qui a massacré des Polonais et des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, a été identifié comme Serhij Woronyj par le Daily Mail, qui a rapporté l’affaire jeudi. Il travaillait comme imprimeur et vivait dans un appartement londonien jusqu’à sa mort d’une crise cardiaque en mars 2013, à l’âge de 89 ans.

Un détective privé, Stephen Ankier, a révélé au Daily Mail que selon son enquête, Woronyj appartenait à la 31e Brigade punitive, également connue sous le nom de Légion d’autodéfense ukrainienne, qui devint plus tard une partie de la 14e Division SS bénévole des « Galiciens ».

La division SS était impliquée dans la répression de l’insurrection de Varsovie, dans laquelle environ 200 000 civils et combattants rebelles ont été tués.

Woronyj a été capturé par les forces britanniques en 1945, après la capitulation de son unité devant les Anglais à la fin de la guerre, sous l’appellation « Première division de l’Armée nationale ukrainienne ».

Ses membres se sont présentés comme des nationalistes dévoués à la cause antisoviétique qui acceptaient de séjourner en Grande-Bretagne et de subir un contrôle minimal pour crimes de guerre.

Ankier a tracé Woronyj après avoir fait des dizaines de voyages, passé au crible des archives en Allemagne et en Pologne, et voyagé à travers toute la Grande-Bretagne, rapporte le Daily Mail.

Des soldats de la division étaient également impliqués dans la destruction de Huta Pieniacka, un village polonais qui servait de refuge aux Juifs, dans laquelle 1 000 personnes ont été tuées.

Selon l’un des voisins de Woronyj, souhaitant garder l’anonymat, c’était « un grand homme qui restait discret ».

Ankier a fait les grands titres des journaux internationaux l’année dernière lorsqu’il a découvert que l’un des commandants de l’unité, Michael Karkoc, vivait au Minnesota, aux Etats-Unis. Les autorités allemandes évaluent aujourd’hui si les preuves sont assez tangibles pour poursuivre Karkoc et l’extrader des États-Unis.