6 élus américains, 4 députés israéliens, 1 négociateur palestinien, et aucun républicain à la conférence de J Street
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6 élus américains, 4 députés israéliens, 1 négociateur palestinien, et aucun républicain à la conférence de J Street

La première conférence de l’association libérale de l’ère Trump accueillera Bernie Sanders, Saeb Erekat et Ayman Odeh

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Bernie Sanders pendant un rassemblement à Dearborn, Michigan, le 7 mars 2016. (Crédit : Geoff Robins/AFP)
Bernie Sanders pendant un rassemblement à Dearborn, Michigan, le 7 mars 2016. (Crédit : Geoff Robins/AFP)

WASHINGTON – La conférence nationale de J Street, qui a commencé officiellement dimanche après une inauguration samedi soir, accueillera plusieurs démocrates libéraux, des représentants américains, quelques députés israéliens et aucun républicain.

Le programme de la sixième conférence de l’association juive libérale, qui a lieu du 26 au 28 février au centre des conventions de Washington, indique la présence de trois sénateurs et trois représentants américains, quatre députés israéliens et un responsable de l’Autorité palestinienne (AP), un ancien secrétaire d’Etat américain et ancien négociateur américain pour la paix israélo-palestinienne, beaucoup de démocrates, mais aucun membre de l’administration du président américain Donald Trump.

Le vice-président Mike Pence, le secrétaire à la Défense James Mattis, et le secrétaire d’Etat Rex Tillerson ont été invités mais n’ont pas répondu. (John Kerry, alors secrétaire d’Etat, et Joe Biden, l’ancien vice-président, étaient présents à la conférence de l’année dernière.)

L’une des personnalités les plus connues qui s’exprimera pendant la conférence est le sénateur du Vermont Bernie Sanders, indépendant qui siège avec les démocrates et a concouru aux primaires du parti en 2016. Beaucoup d’experts le considèrent comme le leader du mouvement progressiste américain.

Le directeur général de J Street, Jeremy Ben-Ami, pendant la conférence de l'association, à Washington, le 21 mars 2015. (Crédit : JTA/J Street)
Le directeur général de J Street, Jeremy Ben-Ami, pendant la conférence de l’association, à Washington, le 21 mars 2015. (Crédit : JTA/J Street)

Depuis que Sanders a été élu à la Chambre des représentants de Washington en 1991, il s’est généralement davantage concentré sur la politique intérieure que sur la politique étrangère. Pendant sa campagne, il a cependant fait les gros titres pour ses critiques du traitement des Palestiniens par Israël, tout en se décrivant comme un partisan de l’Etat juif qui pouvait comprendre les défis que l’Etat affronte.

« Je pense qu’Israël […] a tous les droits de détruire le terrorisme. Mais à Gaza, il y a eu 10 000 civils blessés et 1 500 tués [pendant la guerre de 2014 contre le Hamas]. Etait-ce une attaque disproportionnée ? La réponse est oui, je pense », avait-il déclaré pendant un débat contre Hillary Clinton.

« En tant que quelqu’un qui est à 100 % pro-Israël, sur le long terme, si nous devons apporter la paix […] nous allons devoir traiter le peuple palestinien avec respect et dignité. »

Sanders, qui s’exprimera lundi après-midi (heure locale), s’adressera pour la première fois aux partisans de J Street. Plus de 3 500 personnes sont attendues cette année, et 3 000 étaient présentes l’année dernière.

Tim Kaine, sénateur démocrate de Virginie, pendant un meeting de campagne d'Hillary Clinton à Miami, le 23 juillet 2016. (Crédit : Gustavo Caballero/Getty Images/AFP)
Tim Kaine, sénateur démocrate de Virginie, pendant un meeting de campagne d’Hillary Clinton à Miami, le 23 juillet 2016. (Crédit : Gustavo Caballero/Getty Images/AFP)

Les représentants démocrates de Californie, Nancy Pelosi, de l’Illinois Jan Schakowsky, du Vermont Peter Welch et le sénateur démocrate de Virginie Tim Kaine, chouchou historique de J Street qui était le candidat démocrate à la vice-présidence, font aussi partie des orateurs de la conférence.

Des démocrates qui ne sont plus « dans le jeu », comme l’avait dit Theodore Roosevelt, seront eux aussi présents, notamment l’ancienne secrétaire d’Etat de Bill Clinton, Madeleine Albright, et Martin Indyk, négociateur de paix israélo-palestinienne depuis des années, ancien ambassadeur en Israël de Clinton et envoyé spécial au Moyen Orient d’Obama.

L’un de ses homologues palestiniens sera également présent, le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat. Erekat était également présent en 2015, ce qui avait poussé Eric Fingerhut, président de Hillel, à annuler sa participation.

« Mon désir d’assister à la conférence était fondé sur mon souhait de parler à une session pour les étudiants avec les étudiants qui seraient présents, avait déclaré Fingerhut en 2015. Cependant, après avoir examiné la liste des orateurs, je réalise à présent que tout bénéfice que je pourrais tirer de cette opportunité serait masqué par les préoccupations concernant ma participation au sein des autres orateurs, qui ont fait des déclarations incendiaires contre l’Etat juif. »

 Ayman Odeh, dirigeant de la Liste arabe unie. (Crédit : bureau d'Odeh via JTA)
Ayman Odeh, dirigeant de la Liste arabe unie. (Crédit : bureau d’Odeh via JTA)

Quatre députés israéliens se rendront également à la conférence : Tamar Zandberg, députée de Meretz, Akram Hasson, député de Koulanou (seul orateur à être membre de la coalition gouvernementale israélienne), et Omer Bar-Lev, député de l’Union sioniste, s’exprimeront dimanche soir. Ayman Odeh, député de la Liste arabe unie, sera lui aussi présent.

L’absence de Keith Ellison, représentant démocrate du Minnesota, allié fidèle de J Street qui était présent aux dernières conférences, sera remarquée. Il se présentait ce week-end à l’élection à la direction du parti démocrate, et a perdu de peu contre Tom Perez, ancien secrétaire au Travail d’Obama.

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