9 choses que vous ignoriez sur Pourim
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9 choses que vous ignoriez sur Pourim

Comme Halloween, Thanksgiving et la Sainte Patrick, Pourim est une grande fête. Vous risquez de ne pas tout connaitre sur Pourim...

(Crédit : Pourim 2015 en Israël/AFP PHOTO / JACK GUEZ)
(Crédit : Pourim 2015 en Israël/AFP PHOTO / JACK GUEZ)

My Jewish Learning via JTA — Costumes, bavardage et beaucoup d’alcool : Pourim est l’une des fêtes les plus bruyantes du judaïsme. Vous connaissez l’histoire de la belle Esther déjouant les plans démoniaques de Aman, la coutume de l’ivresse obligatoire et les oreilles d’Aman. Mais on parie qu’il y a certaines choses de Pourim – qui cette année a commencé le 11 mars au coucher du soleil – qui peuvent encore vous surprendre ?

  1. Esther était végétarienne (ou au moins flexitarienne)

Selon le midrash, alors que la reine Esther vivait à la Cour du roi Assuérus, elle respectait un régime végétarien constitué en grande partie de légumes afin de ne pas rompre la loi de la cashrout (loi de l’alimentation). C’est pour cela qu’il existe une tradition ancienne de dégustation de haricots et de pois à Pourim (Après tout, vous aurez besoin d’avaler quelque chose de sain après l’alcool et les hamantaschen.)

  1. On attend de vous de trouver un intermédiaire pour envoyer vos mishloach manot, ces paniers traditionnellement échangés avec les amis et la famille à Pourim.

Le verset dans le Livre d’Esther sur le mishloach manot stipule que nous devons envoyer des cadeaux aux autres et ne pas simplement les offrir. En conséquence, il est préférable d’envoyer votre panier via un messager plutôt que de se déplacer. Tout un chacun peut faire office d’intermédiaire, alors n’hésitez pas à faire appel aux services de la poste ou même à ce type sympa dans l’ascenseur qui transmettra vos cadeaux.

(Crédit : Pourim 2015 en Israël/Gershon Elinson/Flash90)
(Crédit : Pourim 2015 en Israël/Gershon Elinson/Flash90)

3. Le Livre d’Esther est le seul ouvrage biblique où le nom de Dieu n’est pas mentionné.

Le Livre d’Esther ne fait aucune référence non plus au Temple, à la prière ou aux pratiques juives comme la casheroute [casher].

4. Le Hamantaschen pourrait bien avoir été créé pour symboliser le couvre-chef d’Aman – ou ses oreilles ou ses poches. Voire quelque chose d’encore un peu plus féminin.

Certains disent que ces gâteaux représentent les oreilles d’Aman (le nom hébreu, “oznei Haman,” signifie cela) et se réfèrent à une coutume qui consistait à couper les oreilles d’un criminel juste avant son exécution. Une autre théorie est que les trois angles représentent les trois patriarches dont le pouvoir avait affaibli Aman et donné la force à Esther de sauver les Juifs.

Et encore une autre théorie : parce que le mot allemand ‘tasche’ signifie ‘pochette’ ou ‘poche’, ce gâteau pourrait symboliser les poches d’Aman et l’argent qu’il avait offert au roi pour obtenir la permission de tuer les Juifs. Enfin, ces dernières années, certaines féministes ont suggéré que les gâteaux, qui après tout ressemblent aux organes reproductifs de la femme, pourraient incarner des symboles de fertilité.

Un assortiment de hamantaschen (Autorisation : Paula Shoyer)
Un assortiment de hamantaschen (Autorisation : Paula Shoyer)

5. En 1945, un groupe d’Américains a organisé des services de Pourim – dans le château confisqué du nazi Joseph Goebbels.

Selon les informations de JTA à l’époque, l’aumônier juif « avait précautionneusement arrangé les bougies sur une bibliothèque ornée d’une crois gammée dans la salle à manger de Goebbels » et des soldats juifs avaient expliqué à leurs camarades chrétiens présents « le récit de Aman et pourquoi il était tellement pertinent que les services de Pourim soient célébrés dans un château appartenant à Goebbels.”

6. Le Livre d’Esther, que de nombreux savants considèrent comme un récit de fiction, pourrait être l’adaptation d’une histoire babylonienne.

Certains spécialistes ont affirmé que le Livre d’Esther est une adaptation des récits sur des dieux païens — Marduk devenant Mordechai et Ishtar se transformant en Esther — pour refléter la réalité de ses propres auteurs juifs en exil.

(Crédit : Pourim 2015 en Israël/AFP PHOTO / JACK GUEZ)
(Crédit : Pourim 2015 en Israël/AFP PHOTO / JACK GUEZ)

Pour permettre à la fête de rester dans la bonne saison, le calendrier juif s’accommode astucieusement de la différence de 11 jours qu’il existe entre les années solaires et lunaires.

Au 4e siècle de l’ère commune, Hillel avait donc prévu un mois supplémentaire à la fin de l’année biblique lorsque c’était nécessaire. L’année biblique commence au printemps avec Nissan (Exode 12: 1-2) et s’achève avec Adar.

Hillel, conjointement à la cour suprême Juive – Sanhedrin – a choisi de faire se répéter l’Adar (Adar I et Adar II) toutes les 3ème, 6ème, 8ème, 11èm, 14ème; 17ème et 19ème année sur une période de 19 ans.

  1. Pourim est fêtée un jour plus tard dans les villes fortifiées.

Le Livre d’Esther fait la différence entre les Juifs qui ont vécu et combattu leurs ennemis pendant deux jours au sein de la capitale fortifiée de Shushan et ceux qui vivaient dans des villes non-fortifiées, où il ne fallait qu’une journée pour soumettre l’ennemi.

Les rabbins ont proposé que nous fassions la même distinction en fêtant l’événement. Et conformément à cela, si une personne vit dans une ville qui a été fortifiée depuis l’époque de Josué (approximativement 1250 ans avant l’ère commune), comme c’était le cas de Shushan, alors Pourim est célébrée le 15 de l’Adar, un jour auquel on se réfère comme le Pourim de Shushan.

Des enfants juifs à Antwerp, en Belgique, déguisé en soldats pour Pourim, le 24 mars 2016. (Crédit : Cnaan Liphshiz)
Des enfants juifs à Antwerp, en Belgique, déguisés en soldats pour Pourim, le 24 mars 2016. (Crédit : Cnaan Liphshiz)

 

  1. Juste après la guerre du Golfe en 1991, le costume de Pourim le plus populaire en Israël était celui du porte-parole de l’armée israélienne qui intervenait à la télévision à chaque fois que retentissait une alerte aux missiles Scud – et les gens dégustaient cette année-là des « Saddamtaschen » à la place des hamantaschen.

La voix rassurante du porte-parole Nashman Shai de l’armée israélienne lui avait valu le surnom de « Valium national » tandis qu’Israël se trouvait sous le feu des missiles irakiens, selon des informations de JTA de l’époque.

Cette année-là, tandis que de nombreux fabricants de costumes avaient évité le déguisement de Saddam Hussein (ça aurait été comme faire un costume de Hitler, avait confié un vendeur à JTA), les boulangeries avaient inventé le « Saddamtashen », qui « ressemble et a exactement le même goût que les « hamantaschen ».

Julie Wiener est la directrice générale de ‘My Jewish Learning.’, les paniers de présents traditionnellement échangés avec la famille et les amis lors de Pourim.

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