8 pays à majorité musulmane rejettent les propositions de Katz et Ben Gvir visant à encourager l’émigration de Gaza
Ces pays ont condamné, dans "les termes les plus fermes", les "plans et mécanismes proposés visant à expulser de force les Palestiniens de leurs terres"
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Huit pays à majorité musulmane ont condamné dimanche les appels de ministres israéliens à expulser la population de la bande de Gaza, estimant que de telles mesures fragiliseraient le plan de paix défendu par les États-Unis.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, avait assuré mercredi que son gouvernement était « organisé, et prêt à faire sortir par la mer, par les airs, par toutes les voies possibles » la population de Gaza, mais à condition que les États-Unis donnent leur feu vert.
Le lendemain, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait présenté une proposition visant à vider la bande de Gaza de sa population, puis à l’expulser à l’étranger.
En réaction, les ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, d’Égypte, de Jordanie, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, d’Indonésie et de Turquie ont condamné, dans « les termes les plus fermes », les « plans et mécanismes proposés visant à expulser de force les Palestiniens de leurs terres ».
« De telles mesures remettent directement en cause les efforts internationaux visant à instaurer la paix, en particulier le plan du président Donald Trump pour mettre fin au conflit à Gaza, qui rejette fermement tout déplacement forcé », ont-ils ajouté, en référence au plan de paix pour Gaza soutenu par les États-Unis.
Samedi, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, fervent soutien d’Israël et de la politique d’expansion de la présence juive en Cisjordanie, a affirmé qu’il n’existait « aucun plan » israélien visant à expulser la population de Gaza.
Le déplacement forcé d’une population civile constitue un crime de guerre au regard du droit international.
La quasi-totalité des habitants de Gaza a été déplacée par la guerre dévastatrice déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait plus de 1 200 morts sur le sol israélien.
Selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 73 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, dont plus de 500 depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025.
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