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Absence d’accord salarial : les enseignants de lycée prévoient une action

À partir de mardi, les enseignants ne participeront pas à des activités hors des heures de cours ; le directeur de l'association affirme que ces mesures sont un "avertissement"

Ran Erez, président de l'Association des enseignants du secondaire, devant le Tribunal national du travail, le 27 août 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Ran Erez, président de l'Association des enseignants du secondaire, devant le Tribunal national du travail, le 27 août 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’association des professeurs de l’enseignement du secondaire en Israël, qui représente le personnel des lycées, a menacé dimanche de recourir à des mesures d’action en raison de l' »impasse » dans laquelle se trouvent les pourparlers avec le Trésor public concernant une convention collective et les conditions d’emploi des professeurs de l’enseignement du secondaire.

Dans une lettre adressée à la ministre de l’Education, Yifat Shasha-Biton, le directeur de l’association, Ran Erez, a déclaré que les mesures étaient destinées à servir d' »avertissement » à ce stade et qu’elles ne perturberont pas le déroulement de l’année scolaire.

Dans le cadre des mesures prévues par l’association, les enseignants du lycée (Seconde à Terminale) ne participeront à aucune activité en dehors des heures de cours. Cela inclut les conférences professionnelles, les séminaires, les voyages organisés et toute forme d’activité extra-scolaire.

Une commission spéciale sera créée pour examiner les exceptions au cas par cas, a précisé l’association.

Les mesures devraient entrer en vigueur le mardi 25 octobre.

Dans sa lettre, Erez a déclaré qu’en dépit d’un accord récent signé entre l’association des enseignants et le ministère de l’Éducation, les négociations sur certaines questions étaient au point mort. Il a accusé les fonctionnaires des ministères de l’Éducation et des Finances d’ignorer systématiquement les revendications salariales de l’association.

La ministre de l’Éducation Yifat Shasha-Biton s’exprimant lors d’une conférence de la Fédération des autorités locales avant l’ouverture de l’année scolaire, à Ganei Tikva, le 18 août 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Selon Erez, un précédent accord salarial pour les enseignants du secondaire a pris fin en février de cette année sans qu’un nouveau n’ait encore été discuté, laissant la question en suspens pendant des mois. « Par sens de la responsabilité nationale, l’association des enseignants a accepté votre demande de débuter l’année scolaire en août 2022, sans accord valide et sans même entamer de discussions sur les revendications salariales présentées au début de l’année », peut-on lire dans la lettre.

« Des dizaines de milliers d’enseignants du secondaire en Israël sont employés sans une convention collective valide qui définit leurs salaires. Pire encore, les questions soulevées par l’association des enseignants à plusieurs reprises depuis le début de l’année scolaire – qui ne nécessitent aucune dépense – ont été complètement ignorées », a accusé Erez, sans donner de détails sur ces questions.

La lettre d’Erez intervient après que l’association a conclu un accord de dernière minute avec le ministère de l’Éducation le 31 août, évitant une grève quelques heures seulement avant la rentrée scolaire.

Des écoliers israéliens retournent à l’école après la fête de Souccot, à Tel Aviv, le 30 septembre 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)

L’accord portait sur le raccourcissement de la semaine scolaire à cinq jours et la mise en œuvre de réformes dans les examens de fin d’études secondaires en sciences humaines.

Si Erez a déclaré à l’époque que la plupart de ses demandes avaient été satisfaites, il a ajouté, en guise de présage, que « le ministère des Finances est un maître dans l’art de rendre les choses difficiles. »

Jeudi, le nouvel accord de travail, annoncé fin août, a été signé par le ministère des Finances, le ministère de l’Éducation et le syndicat des enseignants israéliens, qui représente les enseignants des écoles maternelles, des primaires et des collèges, mais pas ceux des lycées.

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