Aliza Bin Noun choquée par la présence du père d’un terroriste palestinien à un événement soutenu par la France
Rechercher

Aliza Bin Noun choquée par la présence du père d’un terroriste palestinien à un événement soutenu par la France

Tous les ans, les 'plaidoiries de Jérusalem' rassemblent avocats palestiniens et français autour d'un concours d'éloquence. Cette année, le prix décerné au père d'un terroriste, pour la défense de la femme d'un autre terroriste, choque

Image publiée sur Facebook puis supprimée d'un évènement organisé à l'école élémentaire Jabel Mukaber de Jérusalem Est, pendant lequel des membres de la famille du terroriste palestinien Bahaa Allyan ont été invités à s'exprimer. (Crédit : Facebook)
Image publiée sur Facebook puis supprimée d'un évènement organisé à l'école élémentaire Jabel Mukaber de Jérusalem Est, pendant lequel des membres de la famille du terroriste palestinien Bahaa Allyan ont été invités à s'exprimer. (Crédit : Facebook)

Aliza Bin Noun, ambassadrice d’Israël en France, s’est indignée le 26 octobre dernier via Twitter, qu’un concours de plaidoiries soutenu par le consulat français de Jérusalem et organisé par le Barreau de Caen, ait décerné un prix à l’avocat Muhammed Allyan, père du terroriste Bahaa Allyan.

En octobre 2015, Bahaa Allya et Bilal Abu Ghanem étaient montés dans un bus dans le quartier Armon Hanatziv de Jérusalem, armés de couteaux et d’une arme à feu, et avait assassiné trois Israéliens.

« Choquée par le Concours de plaidoiries honorant le père d’un terroriste palestinien avec le soutien de @FranceJerusalem et le Barreau de Caen, » a posté Aliza Bin Noun sur son compte Twitter.

Cette neuvième édition du concours de plaidoiries pour les droits de l’homme de l’Université d’Al Qods de Jérusalem s’est déroulée le 22 octobre dernier, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères, de la région Normandie, de l’association « avocats à la cour d’appel » et de la « Palestinian Bar Association » (le barreau de Palestine) et du Consulat de France de Jérusalem.

Le prix a été remis à Allyan Muhammed pour sa défense de Nadia Abu Jamal, la femme de Ghassan Abu Amal, un des « tueurs de Har Nof ».

Cinq personnes avaient été tuées lors de cette attaque : le rabbin Moché Twersky, Aryeh Kupinsky, les rabbins Kalman Levine et Avraham Shmuel Goldberg ainsi que Zidan Saif, un policier druze, qui avait succombé à ses blessures après l’échange de tirs avec les terroristes.

« Deux terroristes sont entrés dans la synagogue dans le quartier de Har Nof. Ils ont attaqué à la hache et avec un pistolet. Quatre fidèles ont été tués. Des policiers arrivés sur place ont tiré et tué les deux terroristes », avait indiqué à l’époque la porte-parole de la police Louba Samri.

Dans les mois suivant l’attentat, Allyan était devenu un symbole palestinien, et son père serait intervenu devant différents publics, notamment dans des écoles, pour parler de « l’héritage » de son fils.

Image publiée sur Facebook puis supprimée d'un évènement organisé à l'école élémentaire Jabel Mukaber de Jérusalem Est, pendant lequel des membres de la famille du terroriste palestinien Bahaa Allyan ont été invités à s'exprimer. (Crédit : Facebook)
Image publiée sur Facebook puis supprimée d’un évènement organisé à l’école élémentaire Jabel Mukaber de Jérusalem Est, pendant lequel des membres de la famille du terroriste palestinien Bahaa Allyan ont été invités à s’exprimer. (Crédit : Facebook)

Au mois de juin 2016, le père Allyan avait été arrêté pour une suspicion d’implication avec le Hamas, groupe terroriste islamiste.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...