Israël ne sera pas autorisé à établir les « règles du conflit » – Hezbollah
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Israël ne sera pas autorisé à établir les « règles du conflit » – Hezbollah

Naim Qasem a prédit une réponse iranienne à l'attaque de la semaine dernière sur une base syrienne dans laquelle sept Iraniens ont été tués

Le vice-président du Hezbollah, le Cheikh Naim Qassem, dans une interview accordée à la chaîne libanaise Al-Mayadeen, le 16 avril 2018 (Capture d'écran : YouTube)
Le vice-président du Hezbollah, le Cheikh Naim Qassem, dans une interview accordée à la chaîne libanaise Al-Mayadeen, le 16 avril 2018 (Capture d'écran : YouTube)

Le dirigeant adjoint du groupe terroriste libanais du Hezbollah a déclaré lundi que l’Iran riposterait à la frappe contre l’une de ses bases militaires en Syrie et qui aurait été menée par Israël.

Naim Qassem a déclaré dans une interview à la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen qu’il s’attendait à une réponse iranienne contre Israël, mais ne savait pas quelle forme elle prendrait.

« En bombardant la base de l’armée T-4, Israël a voulu créer une équation qui montre qu’elle contrôle les règles du conflit, ce qui n’est pas acceptable pour nous », a-t-il dit. « Nous attendons une réponse iranienne contre Israël, mais nous n’en connaissons ni la nature, ni les détails. »

Il a ajouté que le bombardement d’une cible spécifique montrait qu’Israël n’était pas prêt à une guerre globale.

« Israël n’est pas prêt à une guerre totale et, par conséquent, il mène cette campagne. » « L’axe de la résistance », a-t-il dit, se référant à la Syrie, l’Iran et au Hezbollah, « ne permettra pas à Israël de restreindre ses mouvements en Syrie, tout comme le Hezbollah n’accepte pas que la Russie limite ses mouvements en Syrie ».

Photo publiée par les médias iraniens montrent la base aérienne T-4 dans le centre de la Syrie après un tir de missiles lundi (médias iraniens)

Israël a refusé de commenter l’attaque de lundi dernier sur la base aérienne de Tiyas, également connue sous le nom de base aérienne T-4, à proximité de Palmyre, dans le centre de la Syrie, pour laquelle la Russie et la Syrie lui ont attribué la responsabilité. NBC News a cité lundi deux responsables américains qui ont affirmé qu’Israël avait mené l’attaque, ajoutant que Washington en avait été informé à l’avance.

En raison de la recrudescence des tensions, l’armée israélienne a souligné lundi qu’elle se dissociait d’une source anonyme de Tsahal qui a reconnu une information du New York Times selon laquelle Israël avait mené un raid au cours duquel au moins sept Iraniens ont été tués.

Téhéran a menacé de répondre à la prétendue frappe israélienne, affirmant que celle-ci surviendrait « au bon moment » et qu’Israël « regretterait » ce qu’il avait commis.

Bahram Ghassemi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« L’entité sioniste recevra tôt ou tard la réponse nécessaire et regrettera ses méfaits », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi, lors d’une réunion hebdomadaire ce lundi.

Les menaces de l’Iran s’inscrivent également dans un contexte de tensions accrues entre la Syrie, soutenue par l’Iran et la Russie d’un côté, et les Etats-Unis et ses alliés européens de l’autre.

Samedi, des missiles américains, français et britanniques ont détruit des sites soupçonnés d’abriter des armes chimiques. Le mouvement a été salué par le président américain Donald Trump, qui l’a jugé de « parfaitement exécuté ». Il venait en réponse à une prétendue attaque chimique du régime syrien dans la ville de Douma.

Il s’agissait de la plus grande attaque internationale contre le régime d’Assad depuis le début de la guerre en Syrie il y a sept ans.

M. Qassem a indiqué que les Etats-Unis avaient auparavant fourni à la Russie des détails sur le timing et les objectifs de la frappe menée par les Etats-Unis, signe que les Américains ne voulaient pas d’une guerre totale. Il a déclaré que l’action militaire avait eu un effet limité, avec seulement trois blessés. « Les raids ont eu lieu sur des cibles déjà bombardées auparavant. »

Qassem a également déclaré que le Hezbollah soutenait les Palestiniens et les « Marches du retour » organisées à la frontière entre Gaza et Israël.

Le Hezbollah travaille « à soutenir militairement et financièrement la résistance palestinienne », a-t-il dit.

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