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La famille d’une femme blessée lors d’une émeute à Mea Shearim s’exprime

Les proches de Mirel Dzalovsky, dans le coma, disent que les coupables "ne voulaient pas faire de mal", ajoutant que ceux qui utilisent l'incident attisent les flammes de la haine

Des émeutiers ultra-orthodoxes se heurtent à la police de Jérusalem, le 15 décembre 2022. (Crédit : Police israélienne)
Des émeutiers ultra-orthodoxes se heurtent à la police de Jérusalem, le 15 décembre 2022. (Crédit : Police israélienne)

La famille d’une femme qui a été renversée et grièvement blessée par une benne à ordures enflammée qui avait été précipitée dans la rue par des extrémistes haredim pendant une émeute à Jérusalem, la semaine dernière, a défendu les responsables du drame, disant qu’ils voulaient bloquer une route et qu’ils « ne voulaient pas tuer quelqu’un ».

Alors que Mirel Dzalovsky, 40 ans et mère de dix enfants, est encore plongée dans le coma et placée sous respiration artificielle à l’hôpital Shaare Zedek, ses proches ont indiqué que les émeutiers « ont fait quelque chose d’horrible », ajoutant qu’ils ne cherchaient pas pour autant à trouver un responsable.

« Ils ne voulaient pas faire de mal à qui que ce soit. Ils essayaient de bloquer la rue dans le cadre d’une manifestation », a estimé la famille devant les caméras de la Douzième chaîne.

Ils ont indiqué qu’ils avaient eu le sentiment que le public « se réjouit de notre situation atroce » et qu’il tente d’utiliser l’incident pour condamner « la population de Mea Shearim dans son ensemble » – Mea Shearim est un quartier ultra-orthodoxe de la capitale où la violente émeute a eu lieu, jeudi, en réponse à l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir mis le feu à un magasin de téléphonie mobile, il y a plusieurs mois.

« Ceux qui attisent les flammes de la haine ne doivent pas penser qu’ils nous apportent leur soutien », a expliqué la famille.

« Nous nous trouvons dans une situation très difficile en ce moment, mais nous ne formons qu’un seul peuple », a ajouté un communiqué émis par la famille.

La famille a établi clairement que « personne ne pense que ce qu’ils ont fait est bien. Ils ont fait quelque chose de très, très mal. Mais finalement, ils voulaient seulement mettre un conteneur à poubelles au milieu de la rue pour la bloquer, ils ne voulaient tuer personne ».

« Ils n’ont pas réfléchi un seul instant à ce qu’entraîneraient leurs actions. Jamais une chose pareille n’aurait dû avoir lieu, mais nous ressentons une souffrance terrible en constatant le discours de haine qui a suivi ce qui s’est passé », a noté le communiqué.

La famille a ajouté qu’elle « n’en voulait à personne ».

« Nous sommes certains que les coupables doivent avoir du mal à dormir à cause de cet incident difficile », a déclaré la famille. « Nous vous en prions, aidez-nous à propager l’amour et ne noue accablez pas sous les paroles de haine et de séparatisme ».

Des émeutiers ultra-orthodoxes affrontant la police à Jérusalem, le 15 décembre 2022. (Crédit : Police israélienne)

L’un des neveux de la victime a déclaré à la radio Kan Reshet Bet que les assaillants étaient « deux personnes déguisés en haredim, mais qui n’étaient pas des haredim (…) des anarchistes, qui n’ont aucun lien avec les religieux ».

Moshe, un résident ultra-orthodoxe de Mea Shearim, a déclaré à la Douzième chaîne que les manifestants représentaient une « petite poignée » de la communauté et que la plupart avaient peur d’eux. « Nous avons peur d’eux. Et toutes ces années, nous avons été contre eux. Ces gens ne représentent personne, c’est un groupuscule bruyant, et nous en souffrons aussi », a-t-il déclaré. « Bien que nous soyons une communauté ultra-orthodoxe et que nous soutenions les manifestations contre le sionisme, nous avons également peur des extrémistes qui ont blessé la femme actuellement hospitalisée. »

Des centaines de manifestants avaient fait des ravages, jeudi soir, pendant plusieurs heures – bloquant des routes, incendiant un feu de circulation et des poubelles et lançant des pierres en direction de la police.

La police a arrêté au moins deux personnes pour troubles à l’ordre public et pour avoir provoqué des incendies. La Cour des magistrats de Jérusalem a prolongé dimanche leur mise en détention de trois jours supplémentaires.

Les manifestations ont été largement condamnées par les politiciens des deux côtés du spectre politique, ainsi que par certains résidents de Mea Sharim, qui ont indiqué que les coupables ne représentaient pas le quartier dans son ensemble.

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