La police démantèle un réseau de trafic sexuel ayant amené des femmes en Israël
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La police démantèle un réseau de trafic sexuel ayant amené des femmes en Israël

Un gang de prostitution dirigé par une ancienne athlète israélienne qui a représenté le pays dans des compétitions internationales

Une prostituée dans le sud de Tel Aviv, en janvier 2013. Illustration. (Crédit : Flash90)
Une prostituée dans le sud de Tel Aviv, en janvier 2013. Illustration. (Crédit : Flash90)

La police a démantelé un réseau de trafic sexuel présumé qui aurait amené des femmes de l’étranger en Israël pour les prostituer, arrêtant huit suspects lundi matin, dont une ancienne athlète israélienne.

Le réseau criminel a pris contact avec les femmes par le biais de publicités en ligne en langue russe avant de les faire venir en Israël pour qu’elles se prostituent, a déclaré la police dans un communiqué. Dans le pays, il aurait organisé leurs conditions de vie et les aurait transportées de client en client dans un certain nombre de « maisons discrètes » se faisant passer pour des services de massage.

La police a indiqué que le réseau, qui, selon elle, est opérationnel depuis « un certain nombre d’années », était dirigé par une femme de 51 ans de la ville de Ramat Gan. Le site d’information Ynet a rapporté qu’elle est une ancienne athlète israélienne qui a participé à des compétitions internationales pour Israël et qui, après avoir pris sa retraite, a travaillé comme entraîneuse.

Son mari a également été arrêté, ainsi que cinq autres femmes et un autre homme, ajoute le communiqué de la police.

Le groupe est également soupçonné d’une série de délits fiscaux, dont le blanchiment d’argent.

Le proxénétisme, le trafic sexuel et l’exploitation d’une maison close sont punis par la législation israélienne. En décembre 2018, la Knesset a approuvé une loi qui punit également les clients sollicitant les services de travailleurs du sexe.

La loi criminalise le fait de se procurer les services d’une prostituée, ainsi que la présence dans un lieu principalement utilisé pour la prostitution, comme une maison de prostitution. Les nouveaux délinquants sont condamnés à une amende de 2 000 shekels (515 euros), une somme doublée en cas de récidive dans les trois ans.

En 2016, le ministère des Affaires sociales a estimé qu’il y avait entre 11 420 et 12 730 travailleurs du sexe opéraient dans l’industrie du sexe dans le pays, qui représente 1,2 milliard de shekels (300 millions d’euros). Selon ce rapport, 71 % des prostituées ont dit avoir commencé leur activité par désespoir financier, et 76 % ont déclaré qu’elles quitteraient ce secteur si elles le pouvaient.

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