L’armée israélienne frappe l’EI en Syrie, un jour après avoir tué 4 terroristes affiliés au groupe
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L’armée israélienne frappe l’EI en Syrie, un jour après avoir tué 4 terroristes affiliés au groupe

L’armée a ciblé le complexe utilisé comme base pour l’attaque dimanche contre des troupes israéliennes par l’Armée Khalid ibn al-Walid sur le plateau du Golan

Un avion F-16 de l'armée de l'air israélienne pendant une démonstration, le 31 décembre 2015. (Crédit : Hagar Amibar/Israel Air Force/Flickr)
Un avion F-16 de l'armée de l'air israélienne pendant une démonstration, le 31 décembre 2015. (Crédit : Hagar Amibar/Israel Air Force/Flickr)

L’aviation israélienne a mené un raid durant la nuit de dimanche à lundi sur le plateau syrien du Golan, au lendemain d’une attaque attribuée à un groupe lié à l’organisation terroriste Etat islamique (EI) dans ce secteur, a annoncé l’armée.

Les avions israéliens ont visé un « bâtiment abandonné de l’ONU qui a été utilisé par l’Etat islamique comme centre d’opérations le long de la frontière sud du plateau syrien du Golan », a affirmé l’armée dans un communiqué lundi matin.

Elle a ajouté que « le complexe a servi de base pour l’attaque d’hier contre des soldats israéliens. »

Les soldats de l’unité de reconnaissance de la brigade Golani avaient traversé dimanche la clôture de sécurité qui sépare Israël de la Syrie, tout en restant en territoire israélien.

Ils ont alors été la cible de tirs venus de petites armes à feu, a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne. Les soldats israéliens avaient essuyé dimanche des tirs d’armes automatiques et d’obus de mortier de membres de la Brigade des martyrs de Yarmouk, selon un porte-parole militaire. Aucun des soldats n’a été blessé. L’aviation avait répliqué en visant et en tuant les quatre assaillants.

L’armée a déclaré que la frappe supplémentaire de lundi était également une réponse à l’attaque de dimanche contre les forces israéliennes, et avait pour objectif « d’empêcher les terroristes de revenir à l’installation, qui pose une menace importante ».

La fumée monte du village syrien de Jubata al-Khashab, après des frappes de l'armée israélienne sur des positions de l'armée syrienne en représailles après un tir de mortier syrien sur le plateau du Golan, le 10 septembre 2016. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)
La fumée monte du village syrien de Jubata al-Khashab, après des frappes de l’armée israélienne sur des positions de l’armée syrienne en représailles après un tir de mortier syrien sur le plateau du Golan, le 10 septembre 2016. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)

L’armée israélienne « n’hésitera pas à agir contre les groupes terroristes qui opèrent contre l’Etat d’Israël », selon son communiqué.

Pendant sa réponse immédiate de dimanche, l’aviation israélienne avait ciblé un camion « qui était équipé à son sommet d’une sorte d’arme automatique », et tué les quatre terroristes qui le conduisaient.

« C’était un échange court, mais il a été productif », a déclaré le lieutenant colonel Peter Lerner, porte-parole de l’armée israélienne.

L’incident a eu lieu vers 8h30 dimanche matin, à l’est de la commune d’Avnei Eitan, dans le sud du plateau du Golan, a précisé l’armée.

Selon l’armée israélienne, les quatre hommes tués étaient membres des brigades des martyrs de Yarmouk, un groupe terroriste syrien qui est lié à l’EI.

Membres de la Brigade des martyrs de Yarmouk en Syrie, un groupe affilié à l'Etat islamique. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Membres de la Brigade des martyrs de Yarmouk en Syrie, un groupe affilié à l’Etat islamique. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« L’armée ne tolèrera aucune altération de sa souveraineté et répondra sévèrement à toute tentative de lui nuire », a déclaré l’armée dans un communiqué.

L’armée n’a pas donné plus de précision sur l’embuscade de l’unité de reconnaissance Golani, disant seulement qu’elle avait été « prévue par les renseignements opérationnels. »

L’incident a été la première confrontation majeure entre les forces israéliennes et les terroristes affiliés à l’EI dans le Golan, bien qu’Israël ait affronté d’autres combattants syriens plusieurs fois à la frontière.

Pendant une réunion du cabinet peu après l’incident, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué les soldats qui ont « repoussé avec succès une tentative d’attaque au point de convergence des trois frontières » libanaise, syrienne et israélienne.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) entouré des ministres de la Sécurité intérieure Gilad Erdan (à droite) et des Finances Moshe Kahlon pendant la réunion hebdomadaire du cabinet organisée à Haïfa après les incendies, le 27 novembre 2016. (Crédit : AFP/Pool/Dan Balilty)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) entouré des ministres de la Sécurité intérieure Gilad Erdan (à droite) et des Finances Moshe Kahlon pendant la réunion hebdomadaire du cabinet organisée à Haïfa après les incendies, le 27 novembre 2016. (Crédit : AFP/Pool/Dan Balilty)

« Nos forces sont prêtes à la frontière nord et nous ne laisserons pas des éléments de l’EI ou d’autres éléments hostiles utiliser le prétexte de la guerre en Syrie pour s’établir à nos frontières », a-t-il ajouté, selon un communiqué de son bureau.

L’Armée Khalid ibn al-Walid et le groupe Jabhat Fateh al-Sham, autrefois Front al-Nosra, qui est lié à Al-Qaïda, sont présents à la frontière israélienne depuis des années, même s’ils ont maintenu avec l’armée israélienne une relation de « vivre et laissez vivre » jusqu’à dimanche.

Le plateau du Golan syrien a été le site de combats intenses ces dernières années entre les forces du régime d’Assad et Jabhat Fateh al-Sham, bien que la frontière avec Israël ait été calme ces derniers mois après des périodes de violence intense.

Les responsables israéliens craignent que le Hezbollah et la Force al-Quds iranienne, qui sont alliés au président syrien Bashar el-Assad, n’essaient d’utiliser la zone pour ouvrir un nouveau front contre Israël pour un futur conflit.

Depuis mars 2011, quand la guerre civile syrienne a éclaté, des dizaines d’obus de mortiers sont tombés en territoire israélien en conséquence des débordements des combats. L’armée israélienne y répond généralement en frappant des postes militaires syriens.

Israël a pour politique de tenir Damas pour responsable de tous les tirs venus de Syrie qui arrivent en Israël, quelle que soit leur origine.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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