Le Hamas libère 3 Italiens suspectés d’être des agents israéliens
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Le Hamas libère 3 Italiens suspectés d’être des agents israéliens

Après une chasse dans les bureaux de l'UNSCO à Gaza, le chef terroriste Ismail Haniyeh a confirmé l'identité des hommes, accusés à tort, auprès de l'ambassade d'Italie en Israël

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des hommes armés masqués des brigades Ezzedine al-Qassam, branche militaire du groupe terroriste du Hamas, durant un exercice à grande échelle dans la bande de Gaza, le 25 mars 2018. (Crédit :  AP Photo/ Khalil Hamra)
Des hommes armés masqués des brigades Ezzedine al-Qassam, branche militaire du groupe terroriste du Hamas, durant un exercice à grande échelle dans la bande de Gaza, le 25 mars 2018. (Crédit : AP Photo/ Khalil Hamra)

Soupçonnés à tort par le Hamas d’appartenir à une unité des forces spéciales israéliennes agissant sous couverture à Gaza, trois Italiens ont été autorisés mardi à quitter un bâtiment des Nations unies où ils s’étaient réfugiés après confirmation de leurs identités.

Selon des informations, les hommes se sont rendus en hâte vers les bureaux du coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient (UNSCO) après que leur véhicule ont éveillé les soupçons des forces du groupe terroriste du Hamas en poste à un check-point de l’enclave gazaouie.

Le Hamas aurait bouclé le complexe et demandé à interroger les occupants de la voiture. Après des négociations, une équipe d’enquêteurs aurait été autorisée à entrer dans l’immeuble, où elle a découvert que les hommes étaient tous munis de passeports italiens.

Le Hamas a initialement douté des identités des hommes. Elles ont néanmoins pu être confirmées par des contacts établis entre le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, et l’ambassadeur italien.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur de la bande de Gaza dirigé par le Hamas, Iyad al-Bozoum, a expliqué que, contrairement à certaines informations qui ont circulé, le véhicule des Italiens n’avait pas été impliqué dans des échanges de tirs.

« Ces dernières heures, une enquête a été menée sur un véhicule suspect dans lequel trois Italiens circulaient et qui, par coïncidence, se trouvait dans la même zone où s’était produite une fusillade dans la bande de Gaza, le 14 janvier 2019. Suite à l’incident, la voiture s’est rendue au siège de l’UNSCO, dans la ville de Gaza », a-t-il dit.

« Au cours de l’enquête, l’identité des trois Italiens et leur entrée en toute légalité à Gaza ont pu être confirmées. Il a été également clairement établi que le véhicule n’était aucunement lié aux échanges de tirs ».

Les hommes étaient des gardiens de sécurité qui se trouvaient au sein de l’enclave côtière pour préparer la visite de l’ambassadeur italien Gianluigi Benedetti dans la journée de mercredi, a dit l’agence de presse chinoise Xinhau, citant des sources familières du dossier.

Certaines informations avaient laissé entendre que quatre Italiens étaient peut-être en détention.

Au mois de novembre, une unité des forces spéciales qui effectuait une opération sous couverture dans la bande de Gaza avait été découverte par le Hamas, ce qui avait donné lieu à une fusillade au cours de laquelle un lieutenant-colonel israélien et sept Palestiniens ont été tués. L’incident entraîna de violents échanges de feu entre l’Etat juif et le Hamas.

Il a été établi ultérieurement que l’unité israélienne se trouvait à Gaza depuis plusieurs semaines et se cachait sous les traits d’une ONG distribuant du matériel médical.

Après cette opération et les échanges de tirs, le Hamas et le groupe terroriste Jihad islamique palestinien soutenu par l’Iran s’étaient livrés à la plus importante campagne de bombardements sur Israël en provenance de Gaza jamais réalisée, tirant 500 roquettes et obus de mortier vers les communautés israéliennes aux alentours de l’enclave côtière en un jour – et poussant l’Etat juif et les groupes terroristes aux portes d’une guerre.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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