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Le ministère de la Santé envisagerait de réimposer le masque en intérieur

Salman Zarka affirme que le variant hautement infectieux à l'origine de la 6e vague constitue un danger pour les personnes vulnérables ; il demande aux voyageurs d’effectuer un PCR

Capture d'écran de la vidéo du responsable chargé de la lutte contre le coronavirus, Salman Zarka, lors d'un point de presse vidéo, le 6 juillet 2022. (Crédit : Twitter)
Capture d'écran de la vidéo du responsable chargé de la lutte contre le coronavirus, Salman Zarka, lors d'un point de presse vidéo, le 6 juillet 2022. (Crédit : Twitter)

Le responsable chargé de la lutte contre le coronavirus, Salman Zarka, a exhorté mercredi le public à porter des masques lorsqu’il se trouve en intérieur, et a déclaré que les responsables se réuniraient dans les prochains jours pour envisager de rétablir cette obligation alors que le nombre de nouveaux cas de virus continue d’augmenter.

Lors d’un point de presse vidéo, Zarka a déclaré que l’augmentation du nombre de patients gravement malades du COVID-19 rend le port du masque à l’intérieur crucial, soulignant la nécessité de protéger les personnes âgées et les populations à risque.

Israël a récemment connu une recrudescence des infections au COVID-19, le nombre de cas quotidiens sont passés à plus de 12 000 et le nombre de cas graves a triplé, atteignant plus de 370.

Zarka a déclaré que si le nombre de patients gravement malades et hospitalisés continue à augmenter, il sera nécessaire de rétablir l’obligation du port du masque dans les espaces clos. Il a déclaré que les responsables discuteront de cette question dans les prochains jours.

Mais Zarka a fait remarquer que, selon son opinion professionnelle, les masques devraient déjà être obligatoires en intérieur.

Israël a annulé son obligation de porter des masques à l’intérieur en avril après les avoir rendus obligatoires pendant près de deux ans, à l’exception d’une période de deux semaines en 2021.

Illustration : Une femme portant un masque se fait coiffer dans un salon à Jérusalem, le 1er novembre 2020. (Crédit: Hadas Parush/Flash90)

Zarka a déclaré que la sixième vague est alimentée par un variant d’Omicron.

« Ce variant est plus infectieux ; il est très infectieux », a déclaré Zarka.

Comme plus de 90 % des personnes hospitalisées pour le COVID ont plus de 60 ans, il a déclaré que les personnes de cette tranche d’âge « doivent porter des masques » dans les lieux clos. Il a également appelé le grand public à être prudent lorsqu’il rend visite à des personnes âgées et a conseillé de passer un test antigénique avant de faire de telles visites.

Un nouveau variant hautement infectieux a été récemment détecté en Inde, a indiqué Zarka, qui a exhorté les personnes revenant de l’étranger à se soumettre à un test PCR. Il a indiqué que le ministère demandait en particulier à ceux qui rentrent d’Inde ou d’Afrique de faire un test PCR, bien que le ministère ait annulé le test obligatoire pour les voyageurs, en mai.

Dans le même ordre d’idées, le ministère de la Santé a déclaré que son directeur général, Nachman Ash, a soutenu la recommandation d’un groupe d’experts visant à rendre les vaccins disponibles pour les enfants âgés de 6 mois à 5 ans. Actuellement, les vaccins ne sont proposés qu’aux enfants de 5 ans et plus.

Israël doit maintenant se procurer les doses de vaccins Covid spécialement conçues pour les jeunes enfants. La date exacte du déploiement de la campagne de vaccination en Israël dépendra de l’arrivée de ces doses, qui est prévue pour les semaines à venir.

Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 4 janvier 2022. (Crédit: Tomer Neuberg/FLASH90)

L’annonce est intervenue au lendemain de la fuite d’une lettre adressée aux médias, dans laquelle Ash soutenait la vaccination des enfants dès l’âge de 6 mois, mais ne soutenait pas explicitement l’avis du groupe d’experts selon lequel les vaccins devaient être recommandés pour les bébés et les jeunes enfants à haut risque.

La déclaration de mercredi, cependant, reflète ce soutien.

« Le vaccin est particulièrement recommandé pour les enfants qui présentent un risque élevé de maladie grave due au coronavirus en raison d’affections chroniques sous-jacentes ou dont le système immunitaire est affaibli », peut-on lire dans la déclaration.

Le ministère a noté que son approbation intervient après que la Food and Drug Administration américaine (FDA) a déjà approuvé les vaccins Pfizer et Moderna, et après deux réunions du groupe d’experts au cours desquelles des analyses complètes ont conclu que les vaccins étaient sûrs et efficaces pour les enfants.

Les chiffres du ministère de la Santé publiés mardi montrent qu’un jour plus tôt, 13 901 nouveaux patients atteints du virus ont été diagnostiqués, le chiffre le plus élevé en une journée depuis le 17 février. Le nombre de patients gravement malades était de 376, contre 91 seulement il y a un mois.

Sur les 49 641 tests de dépistage du virus effectués mardi dans les centres de test, 30,01 % étaient positifs. Depuis le début de la pandémie, 10 984 personnes sont décédées du COVID-19 en Israël.

Israël a fait de la vaccination de masse une stratégie clé pour faire face à la pandémie. Lundi, sur une population totale d’environ 9,5 millions d’habitants, 6 712 696 personnes avaient reçu au moins une dose et 6 145 742 personnes avaient reçu deux doses. Il y avait 4 502 191 personnes qui avaient reçu une troisième dose, et 830 694 qui en avaient reçu une quatrième.

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