S’adressant à Herzog, Beyahad alerte contre la formation d’un gouvernement d’union avec des partenaires en qui il ne peut pas avoir confiance
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

Les représentants du parti Beyahad ont exprimé leur scepticisme quant à la formation d’un gouvernement d’union nationale avec des partenaires qu’ils jugent indignes de confiance ou opposés aux valeurs démocratiques fondamentales. Ils ont toutefois précisé être prêts à collaborer avec tout parti reconnaissant leurs principes fondamentaux.
Lors de consultations avec le président Isaac Herzog à la résidence présidentielle, les représentants du mouvement ont recommandé le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, comme prochain Premier ministre, affirmant qu’ils respectaient ainsi l’engagement pris après les élections.
La députée Meirav Cohen a qualifié Eisenkot de « personnalité extraordinaire » susceptible de « former un gouvernement en Israël », tout en rappelant que celui-ci devra être suffisamment stable pour perdurer.
« Le peuple d’Israël a besoin de ce renouveau. Il attend cela avec impatience », a souligné la future députée Bruria Naim Arman. « C’est cet Israël-là que nous avons rencontré : un peuple qui a besoin de cette réconciliation et de cette guérison. »
Lorsque Herzog a demandé si un large gouvernement d’union nationale pourrait permettre à Israël de surmonter ses difficultés – une idée évoquée impliquant un gouvernement de rotation avec le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu -, le député Ram Ben Barak a répondu qu’une coopération avec des partisans de courants politiques différents était possible, mais certainement pas avec ceux qui rejettent les valeurs démocratiques fondamentales.
« Si votre vision du monde consiste à considérer que certaines personnes valent plus que d’autres, alors nous ne pourrons pas dialoguer », a-t-il affirmé.
Pour Cohen, dialoguer avec des personnes qui ne partagent pas son point de vue est « un objectif important », mais une telle coopération nécessite de la confiance.
Cohen a ainsi comparé les partenaires peu fiables au scorpion de la fable qui persuade une grenouille de le porter pour traverser une rivière avant de la piquer à mi-chemin, au prétexte que telle est sa nature.
Évoquant son expérience au sein d’un précédent gouvernement d’union nationale, elle a déclaré : « Les accords ont été rompus, les uns après les autres. Au lieu d’aider mon pays, je lui ai fait du tort. J’en ai tiré une leçon. J’ai appris à ne pas m’associer avec des scorpions. »
En conclusion, la députée élue Liran Avisar Ben Horin a affirmé que les Israéliens voulaient la sécurité et « un gouvernement qui travaille avec sérieux ». Beyahad fera tout son possible pour aider Eisenkot à former « un gouvernement qui permettra de relever Israël », a-t-elle souligné.
la Communauté du Times of Israël !







