Qadura Fares furieux après la tentative israélienne de geler les paiements des terroristes
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Qadura Fares furieux après la tentative israélienne de geler les paiements des terroristes

Le président du Club des prisonniers palestiniens promet que les versements continueront malgré le “détournement” israélien

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Les enfants d'une école palestinienne dans une procession organisée par le Hamas en solidarité avec les prisonniers détenus en Israël, au camp de réfugiés de Shuafat, en avril 2013. (Crédit : Sliman Khader/Flash90)
Les enfants d'une école palestinienne dans une procession organisée par le Hamas en solidarité avec les prisonniers détenus en Israël, au camp de réfugiés de Shuafat, en avril 2013. (Crédit : Sliman Khader/Flash90)

Le président du Club des prisonniers palestiniens a condamné dimanche un projet de loi israélien qui réduirait les versements israéliens à l’Autorité palestinienne (AP) du montant des salaires versés par Ramallah aux terroristes condamnés et à leurs familles. Il a promis que ces rémunérations continueraient.

Le projet de loi, approuvé dimanche par la commission des lois, « est un processus de légitimation du détournement de l’argent du peuple palestinien », a estimé Qadura Fares, dont l’organisation non-gouvernementale est influente.

Ce projet de loi verrait Israël diminuer d’environ un milliard de shekels les revenus fiscaux annuels que le pays collecte pour les Palestiniens avant de leur verser – une somme équivalente au montant versé par Ramallah aux terroristes et à leurs familles – une pratique à laquelle Israël et la communauté internationale ont tenté de mettre un terme.

Le projet de législation devrait être présenté mercredi à la Knesset pour un vote préliminaire.

Fatah official Kadoura Fares (photo credit: Flash90)
Qadoura Fares, président du Club des prisonniers palestiniens. (Crédit : Flash90)

Fares, ancien ministre de l’AP sans portefeuille et membre du Fatah, a indiqué que le projet de loi était une tentative de « stigmatiser le combat palestinien contre le terrorisme et de réunir les questions relatives à la soit-disant guerre contre le terrorisme avec celle des martyrs palestiniens et des prisonniers qui ont combattu pour la liberté. »

Il a expliqué que ce projet « contredit fortement le droit international. »

Il a souligné que les paiements remontent aux mesures prises en 1966 par l’Organisation pour la libération de la Palestine et juré qu’ils « ne cesseront pas ».

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