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Tsahal arrête un Palestinien soupçonné d’avoir tué deux Israéliens à Huwara en août

Osama Bani Fadl est soupçonné d’avoir tiré sur Shay Silas Nigreker et son fils Aviad Nir, dans un lave-auto de Huwara en Cisjordanie ; 8 Palestiniens tués dans des affrontements

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Shay Silas Nigreker, 60 ans, et son fils Aviad Nir, 28 ans, qui ont été tués lors d'un attentat terroriste dans la ville de Huwara en Cisjordanie, le 19 août 2023. (Autorisation)
Shay Silas Nigreker, 60 ans, et son fils Aviad Nir, 28 ans, qui ont été tués lors d'un attentat terroriste dans la ville de Huwara en Cisjordanie, le 19 août 2023. (Autorisation)

Dimanche matin, l’armée israélienne a appréhendé Osama Bani Fadl, Palestinien recherché pour la mort de deux hommes lors d’un attentat terroriste perpétré en août dernier à Huwara, en Cisjordanie, ont annoncé Tsahal et le Shin Bet par voie de communiqué conjoint.

Shay Silas Nigreker, 60 ans, et son fils Aviad Nir, 28 ans, résidents d’Ashdod, ont été abattus dans une station de lavage de voitures, au sud de Naplouse.

L’interpellation a eu lieu lors de 24 heures d’intenses affrontements, en Cisjordanie, au cours desquels huit Palestiniens ont été tués, selon les informations des autorités palestiniennes de la santé.

Bani Fadl a été arrêté dans le camp de réfugiés de Jénine. L’armée israélienne et le Shin Bet affirment qu’il était armé et qu’il se cachait dans un appartement utilisé par des terroristes locaux.

Les soldats étaient en train de fouiller une maison, à Jénine, quand elles ont trouvé Bani Fadl, caché dans un grenier, au-dessus d’une porte dissimulée derrière un double mur, selon des images diffusées par Tsahal. Il avait avec lui un fusil M-16, des magazines et un drapeau du Hamas.

La démolition de la maison du terroriste présumé à Aqraba, près de Naplouse, a été planifiée quelques jours après l’attentat.

Nigreker, originaire d’Inde, et son fils Nir, ont été abattus par un terroriste qui s’est approché d’eux, à pied, avant d’ouvrir le feu à bout portant avec une arme de poing. Le tireur a ensuite pris la fuite.

Huwara est depuis longtemps une véritable poudrière en Cisjordanie : l’artère principale qui traverse la ville est fréquemment utilisée par les Israéliens qui se rendent dans les implantations ou en reviennent.

Dans un autre communiqué, l’armée israélienne a annoncé avoir mené d’autres opérations dans Jénine. Des affrontements ont éclaté entre soldats israéliens et émeutiers suite à des jets d’engins explosifs. Des tirs ont également eu lieu entre des hommes armés de Jénine et les forces de l’ordre.

Cette opération à Jénine est l’œuvre de soldats de la 646e brigade de réserve. Des réservistes sont envoyés en Cisjordanie, en l’absence de nombreux soldats israéliens, accaparés par la guerre qui a éclaté, le mois dernier, contre le groupe terroriste Hamas dans la bande de Gaza.

L’armée israélienne a fait savoir qu’à Jénine, ses soldats avaient tué cinq Palestiniens armés, en avaient blessé d’autres et interpelé 21 Palestiniens qui étaient activement recherchés. Elle a précisé qu’un drone avait frappé un groupe de Palestiniens armés qui « menaçaient nos soldats ».

Le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne a déclaré que cinq Palestiniens avaient été tués à Jénine et trois autres, ailleurs en Cisjordanie, depuis samedi matin. L’une des victimes, à al-Bireh, dans le centre de la Cisjordanie, était un adolescent, a précisé le ministère.

Les médias palestiniens ont fait savoir qu’une personne avait été tuée par un drone, dans une maison du quartier de Damaj, dans le camp de réfugiés de Jénine, et que ce drone avait également blessé quatre autres personnes. L’agence de presse Wafa a rapporté dimanche qu’un autre Palestinien avait été abattu lors d’un raid de Tsahal dans le village de Yatma, au sud de Naplouse.

Au cours de l’opération de Jénine, un laboratoire de fabrication d’explosifs a été détruit, a ajouté l’armée israélienne. Les troupes du génie ont également découvert des engins explosifs cachés à proximité et sous les routes. Les soldats ont par ailleurs saisi des armes, des explosifs ainsi que d’autres équipements militaires et de surveillance, a indiqué l’armée israélienne.

Le gouvernorat de Jénine de l’Autorité palestinienne a appelé à une grève générale dimanche en signe de deuil, ont rapporté les médias locaux.

Des forces de l’ordre israéliennes lors d’un raid à Tulkarem, en Cisjordanie, le 14 novembre 2023. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

Les tensions en Cisjordanie sont vives depuis le 7 octobre, date à laquelle des milliers de terroristes du Hamas venus de Gaza ont mené une attaque contre Israël qui a coûté la vie à plus de 1 200 personnes, principalement des civils. Les terroristes ont également enlevé 240 personnes de tous âges qu’ils séquestrent depuis dans la bande de Gaza. Israël a réagi par une offensive militaire destinée à détruire le Hamas et l’écarter du pouvoir à Gaza.

Depuis l’attaque dévastatrice du Hamas contre Israël et la guerre qui s’en est suivie, l’armée israélienne a interpelé quelque 2 000 Palestiniens en Cisjordanie, dont plus de 1 100 affiliés au Hamas. Selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne, quelque 200 Palestiniens de Cisjordanie ont été tués par les soldats israéliens, et dans certains cas par des résidents d’implantations.

Jénine a déjà fait l’objet de raids militaires israéliens de grande envergure lors de récents troubles.

L’armée israélienne se prépare à un possible regain de violence suite à la libération de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël, dans le cadre de l’accord d’échange contre des otages israéliens qui a débuté ce week-end. Ces émeutes, dans les villages et villes, qui ont donné lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre ainsi qu’à de possibles attaques terroristes contre des Israéliens circulant sur les routes de Cisjordanie sont une préoccupation majeure.

Israa Jaabis, une prisonnière palestinienne libérée par Israël, à son arrivée à Jabel Mukaber, un quartier de Jérusalem-Est, le 26 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)

Jusqu’à présent, 26 otages civils israéliens ont été libérés par le Hamas, ainsi que 14 ressortissants étrangers. En échange, Israël a libéré des femmes et des mineurs palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël. L’accord prévoit également une trêve dans la bande de Gaza. Même si d’autres otages doivent être libérés dans les tout prochains jours, en vertu de cet accord, ils seront nombreux à demeurer en captivité.

Ce regain de violence fait suite à un cycle de plus d’un an d’interventions ou arrestations en Cisjordanie et d’attaques palestiniennes meurtrières contre des Israéliens. Avant même l’assaut du Hamas, 2023 s’était d’ores et déjà imposée comme l’année la plus meurtrière pour les Palestiniens de Cisjordanie depuis plus de vingt ans.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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