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Ukraine : des milliers de personnes manifestent à Tel Aviv contre l’injustice

Des immigrants de Russie et d'Ukraine, ainsi que d'autres citoyens concernés, se sont réunissent pour protester contre les actions de la Russie en Europe de l'Est

  • Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux lors d'une marche de protestation contre l'invasion russe de l'Ukraine, à Tel Aviv, le 26 février 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
    Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux lors d'une marche de protestation contre l'invasion russe de l'Ukraine, à Tel Aviv, le 26 février 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
  • Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux lors d'une marche de protestation contre l'invasion russe de l'Ukraine, à Tel Aviv, le 26 février 2022. (Tomer Neuberg/Flash90)
    Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux lors d'une marche de protestation contre l'invasion russe de l'Ukraine, à Tel Aviv, le 26 février 2022. (Tomer Neuberg/Flash90)
  • Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux lors d'une marche de protestation contre l'invasion russe de l'Ukraine, à Tel Aviv, le 26 février 2022. (Tomer Neuberg/Flash90)
    Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux lors d'une marche de protestation contre l'invasion russe de l'Ukraine, à Tel Aviv, le 26 février 2022. (Tomer Neuberg/Flash90)

Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi sur la place HaBima et le boulevard Rothschild de Tel-Aviv pour protester contre l’invasion russe en cours de l’Ukraine, et la réponse jugée trop diplomatique de la part d’Israël, alors que s’achevait la troisième journée de guerre.

Les manifestants ont marché vers le bâtiment de l’ambassade de Russie, où la police les a tenus à plusieurs dizaines de mètres des locaux de la mission.

Vyacheslav Feldman, fondateur de l’organisation Israeli Friends of Ukraine, a déclaré au Times of Israël que le premier but de la manifestation était « d’arrêter la guerre », et que le second était de faire pression pour que le gouvernement israélien joue un rôle plus actif.

« Nous demandons au gouvernement israélien de faire un geste plus clair », a-t-il dit. « Nous voulons qu’Israël prenne parti. »

« L’aide humanitaire, c’est bien, mais ce dont l’Ukraine a besoin, ce sont des armes défensives. »

Face à l’invasion de l’Ukraine par la Russe, Israël a évité de prendre une position alignée trop étroitement avec l’une ou l’autre des parties. On pense que cela est dû au moins en partie à sa nécessité de travailler avec la présence militaire russe dans la Syrie voisine.

A LIRE : Pourquoi Israël peine à choisir son camp dans le conflit russo-ukrainien

Israël a exprimé sa préoccupation concernant l’invasion et a offert une aide humanitaire au peuple ukrainien, mais le Premier ministre Naftali Bennett a évité de condamner la Russie ou même de mentionner le pays par son nom dans ses déclarations depuis le lancement de l’opération militaire généralisée à travers la frontière russe. Le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, a publié jeudi une condamnation plus claire de Moscou, qualifiant l’invasion de « grave violation de l’ordre mondial ».

Des manifestants portent des pancartes et des drapeaux lors d’une manifestation contre l’invasion russe de l’Ukraine, à Tel Aviv, le 26 février 2022. (Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)

Mila et Irena, deux nouvelles immigrantes d’Ukraine âgées d’une vingtaine d’années, tenaient des pancartes aux côtés d’Oleg, un immigrant russe en Israël. Mila et Irena ont immigré seules en Israël alors que leurs familles sont restées en Ukraine.

Les trois manifestants ont notamment souligné l’abondance de fausses informations circulant en Russie.

« Ils ne connaissent pas la vérité sur ce qui se passe », a déclaré Irena, sur son estimation de l’exposition de la guerre au grand public russe.

Alors que de nombreux manifestants ont des racines en Ukraine, en Russie ou dans l’ex-Union soviétique, un contingent important était composé d’Israéliens sans lien avec aucun des pays qui étaient simplement révoltés par les actions de la Russie.

« Je suis ici pour lutter contre l’injustice », a déclaré l’un des trois manifestants.

Lors du rassemblement, des chansons ukrainiennes se sont mélangées à des acclamations de « gloire à l’Ukraine » et « Poutine est un connard ».

Aalona, ​​qui a fait son alyah depuis l’Azerbaïdjan il y a 32 ans, a déclaré à Ynet qu’elle était « fâchée que notre gouvernement ne veuille pas soutenir le peuple ukrainien. La peur d’exprimer clairement l’injustice est un comportement lâche ».

« Ici, en Israël, il y a une démocratie, et je n’ai pas peur de m’insurger contre la guerre. En Russie, les gens craignent le président », a déclaré Viky Lomberg, une immigrée russe mariée à un immigré ukrainien.

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